
Nom du blog :
joelmekhantar
Description du blog :
L'espace citoyen à partager à gauche sur les valeurs de la République !
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
18.06.2013
>> Toutes les rubriques <<
· 34E CONGRES DU PCF (3)
· ARNAUD MONTEBOURG PRÉSIDENT EN 2012 (36)
· ÇA SE PASSE À DIJON (41)
· COMMUNIQUÉS DE GEORGES SARRE (12)
· COMMUNIQUÉS DE JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT (20)
· COMMUNIQUÉS DE SÉGOLÈNE ROYAL (4)
· CONGRÈS FONDATEUR DU NPA (2)
· CONGRÈS FONDATEUR DU PARTI DE GAUCHE (2)
· CONGRÈS PS DE TOULOUSE (4)
· CONGRÈS SOCIALISTE DE REIMS (24)
· CONSEIL MUNICIPAL DE DIJON (13)
· DOSSIER DES RETRAITES (32)
· DOSSIER DU LOGEMENT (4)
· DOSSIER EDUCATION (407)
· DOSSIER PAIX ET DÉFENSE (231)
· DOSSIER SANTÉ PUBLIQUE (15)
· DOSSIER TRAVAIL ET EMPLOI (13)
· DROITS FONDAMENTAUX DROITS DE L'HOMME (125)
· ECONOMIE (185)
· ELECTIONS CANTONALES 2008 (6)
· ELECTIONS CANTONALES 2011 (2)
· ELECTIONS CANTONALES PARTIELLES EN CÔTE D'OR (5)
· ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2009 (15)
· ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2014 (4)
· ELECTIONS LÉGISLATIVES 2012 (39)
· ÉLECTIONS RÉGIONALES 2010 (26)
· ÉTRANGER (263)
· FRANÇOIS HOLLANDE EN CAMPAGNE (49)
· GRAND DIJON : COMPTE RENDU DE MANDAT (4)
· HUMOUR (17)
· INSTITUTIONS (123)
· LIVRES (7)
· MUNICIPALES 2008 A DIJON (7)
· MUNICIPALES À CHENÔVE (2)
· MUSIQUES - DISQUES - CHANSONS (2)
· PRÉSIDENTIELLE 2012 (247)
· REFONDATION REPUBLICAINE DE LA GAUCHE (70)
· S'OPPOSER À LA POLITIQUE DE LA DROITE (50)
· SÉNATORIALES 2008 (5)
· VIVRE ENSEMBLE (89)
Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or joelmekhantar
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
· CANTONALES : CANDIDATURES 2008 RÉSULTATS 2001
· OBJECTIF 2012 : LE COMPTE À REBOURS A DÉJÀ COMMENCÉ
· IMPÔTS LOCAUX : DIJON DEFEND LE POUVOIR D'ACHAT
· SÉNAT: PARI GAGNÉ POUR JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT
· JOËL MEKHANTAR DANS L'EQUIPE DE FRANÇOIS REBSAMEN
· EQUIPEX, LABEX, IDEX : LA FIN DE LA RECHERCHE EN FRANCE ?
· BANQUES : VERS LA FAILLITE ? CRÉDIT AGRICOLE À 2,94 !!!!
· GROUPEMENT DE COOPÉRATION SANITAIRE GRAND EST
· GUADELOUPE : L'ACCORD JACQUES BINO OBTENU PAR LE LKP
· LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL INVALIDE EN PARTIE LA LOI BOUTIN
· QUI EST DERRIÈRE L'AFFAIRE STRAUSS-KAHN ?
· UNE SOUTENANCE DE THÈSE ORIGINALE !
· LA GRANDE MOBILISATION MÉLENCHON PORTE DE VERSAILLES
· LE CONSEIL D'ÉTAT VALIDE L'ACCORD AVEC LE SAINT-SIÈGE
· NON AU FINANCEMENT PUBLIC DE L'ENSEIGNEMENT PRIVÉ
· lejournaldepersonne
· nochoamf
· LA BOURGOGNE CITOYENNE
· nellymetge
· lecitoyen
· constitutions
· vivelagauche
· Le Journal de Personne
· LIBÉREZ FLORENCE CASSEZ
· LE MEXIQUE POUR FLORENCE CASSEZ
· FLORENCE CASSEZ EST INNOCENTE
· RESISTANCE SOCIALE
· VIVRE PARAY-LE-MONIAL ENSEMBLE !
· DES IDÉES ET DES RÊVES
· Arnaud MONTEBOURG
· BOURGOGNE CITOYENNE
· Ensemble inventons l'avenir de Dijon
· Didier MOTCHANE
· Ecole et territoire
· Collectif pour la promotion et la défense de l'école publique de proximité
· Demain la gauche
· Blog de Laurent GRANDGUILLAUME (PS DIJON)
afrique amis annonce argent article aubry background blog bonne cadre cassez chevènement
Derniers commentairesles médias et les politiques nous présentent la situation de façon manichéenne: les gentils rebelles et le méc
Par Foucat, le 29.05.2013
les critiques émises envers le chef de l'etat sont scandaleuses. d'une part les propos sont outranciers, d'aut
Par Foucat, le 27.05.2013
bravo pour le texte ! il devient indispensable de s'attaquer à la pestilence du monde financier, à l'abcès de
Par PANSIOT, le 08.04.2013
l'etat israelien cherche tous les types d'attaque possibles.sa politique expansionniste , des magouilles finan
Par PANSIOT, le 08.04.2013
nasser plus démocrate que morsi , ça ne s'arrange pas jojo ...
Par Anonyme, le 25.03.2013
C'est officiel, dans la vidéo ci-dessous Jean-Luc MÉLENCHON officialise sa candidature dans la 11e circonscription du Pas de Calais face à Marine LE PEN pour tenter d'arracher la plus belle victoire d'un candidat du Peuple dans le bassin minier.
Dans la foulée de la présidentielle, les élections législatives auront lieu les 10 et 17 juin 2012. Dès lundi 14 mai seront déposées les premières candidatures alors que la composition du Gouvernement AYRAULT sera connue le 15 ou 16 mai.
On peut supposer que les nouveaux ministres iront alors remettre de l'ordre dans certaines circonscriptions pour assurer partout la cohésion de la majorité présidentielle.
Il ne restera alors plus que le jeudi 17 mai pour réfléchir en attendant le vendredi 18 mai pour tirer toutes les conséquences de la clarification à venir et assurer une majorité au changement que l'on espère "à gauche sur les valeurs de la République".
MERCI FRANÇOIS HOLLANDE - VIVE LA RÉPUBLIQUE
VIVE LA SIXIÈME RÉPUBLIQUE !
La victoire d’un candidat de gauche à la présidentielle, le 6 mai 2012 avec François HOLLANDE, est celle du retour du Peuple en politique.
Cette victoire offre, 31 ans après le 10 mai 1981 de François MITTERRAND, une chance unique de mettre un terme au « coup d’Etat permanent » de la Cinquième République.
Il revient désormais à chaque électeur d’écrire l’Histoire et d’inverser la donne pour que la loi de la République soit celle de l’intérêt général dicté par les citoyens souverains.
Tout est possible, mais tout reste à construire. Il est temps d’ouvrir enfin la voie à une Sixième République plus citoyenne.
La campagne législative qui commence maintenant ne transformera l’essai du 6 mai 2012 que si elle débouche sur une Convention nationale constituante. 220 ans après la Convention nationale du 21 septembre 1792 qui a fait la Première République, il faut élire à l’Assemblée nationale des citoyens déterminés à convoquer la Constituante de la Sixième République !
Les électeurs qui se reconnaissent dans les idées portées au débat des primaires citoyennes par Arnaud MONTEBOURG et au débat de l’élection présidentielle par Jean-Luc MÉLENCHON représentent déjà plus du dixième des électeurs inscrits.
Il y aura bien le 17 juin prochain 185 parlementaires — c'est à dire le cinquième des députés et sénateurs requis par l’article 11 al. 1 et 3 dans sa version résultant de la révision de 2008 — pour soutenir et imposer une initiative référendaire qui permettra enfin au Peuple souverain de décider, par lui-même, du passage de la Cinquième à la Sixième République.
Sans cette démocratisation de nos institutions, il n’y aura pas de vrai changement.
Etre candidat à gauche aux élections législatives n’a de sens que pour soutenir ce passage à une Sixième République citoyenne qui rende enfin au Peuple souverain le pouvoir qui lui appartient en propre de décider par lui-même de toute question qu’il juge utile de trancher directement par son vote.
De 1792 à 2012, l’Histoire nous démontre qu’il n’y a jamais de République sans le Peuple.
Les 10 et 17 juin 2012, les électeurs devront s’en souvenir et ne pas se laisser abuser, y compris par ceux qui leur proposeront, sous une apparence de progrès, une perpétuation de la Monarchie présidentielle.
Non, l’Assemblée n’est pas la Cour d’un Roi fût-il « normal » et fût-il de gauche.
L’Assemblée ne se réduit pas non plus à fournir une majorité de soutien à la volonté du Monarque présidentiel mis en place par la Constitution de 1958 et dont le costume s’est adapté à chaque monarque de la droite comme dela gauche.
A quoi servirait le 6 mai 2012 si la Cinquième République devait continuer comme avant ?
L’Assemblée doit vraiment devenir l’instrument de la volonté du Peuple souverain. Tel est le véritable enjeu des élections législatives des 10 et 17 juin 2012.
C’est bien au Peuple qu’il revient d’imposer pacifiquement par son vote cette promesse d'une Sixième République plus citoyenne qui se fait tant attendre.
Joël MEKHANTAR
Professeur de droit constitutionnel – Pour la Bourgogne citoyenne
Adjoint au Maire de DIJON – Conseiller délégué du Grand Dijon
----
Nota : Il fallait bien lire 185 parlementaires (soit un cinquième des parlementaires pour soutenir l'initiative référendaire d'un dixième des électeurs inscrits comme nous l'avions indiqué dans un billet précédent. Ainsi en comptant 21 sénateurs du Front de gauche et sans compter les sénateurs socialistes susceptibles d'être favorables à la Sixième République, il faudrait pouvoir compter sur 164 députés de gauche, socialistes ou Front de gauche pour rendre possible le passage à la Sixième République)
Les circonscriptions pour lesquelles il existe un accord politique PS-MRC permettant au MRC de présenter un(e) candidat(e) soutenu(e) par le PS ont été annoncées hier à la suite de l'accord entre Jean-Luc LAURENT et Martine AUBRY.
Il s’agit de l’Aisne (4e), des Alpes Maritimes (7e), de la Drôme (2e), du Nord (13e), de l’Oise (6e), du Var (7e), du Territoire de Belfort (2e), des Hauts-de-Seine (13e) et du Val de Marne (10e).
Les candidatures MRC sur ces circonscriptions n’ont pas été officiellement annoncées. On peut néanmoins formuler des hypothèses plausibles même si ces dernières restent à ce stade des hypothèses à confirmer (ou à infirmer).
Marie-Françoise BECHTEL, membre du Conseil d’Etat qui bénéficiait d’un accord avec le PS au 1er tour, dans la 2e circonscription de l’Indre en 2007, a annoncé qu’elle serait candidate aux législatives dans l’Aisne. On doit donc en déduire qu’elle sera candidate dans la 4e circonscription de l’Aisne.
Ladislas POLSKI, conseiller municipal de la Trinité, conseiller régional de PACA avait fait savoir sur le blog du MRC des Alpes Maritimes que « le MRC, bien entendu, fera entendre cette voix à l’occasion des élections législatives de 2012, notamment dans les Alpes-Maritimes ». Peut être sera-t-il alors le candidat du MRC dans la 7e circonscription des Alpes Maritimes.
Dans la Drôme, Catherine COUTARD, conseillère municipale de Montélimar qui bénéficiait d’un accord avec le PS au 1er tour, dans la 4e circonscription en 2007 devrait être candidate sur la 2e circonscription dans ce département en 2012.
S'il n'y a pas d'erreur de numéro, Christian HUTIN, député sortant de la 12e circonscription du Nord, maire délégué de Saint-Pol sur Mer, vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque devrait donc être candidat sur la 13e circonscription du Nord.
Pour la 6e circonscription de l’Oise, les hypothèses sont plus complexes. En effet, cette circonscription convoitée par Patrick DEGUISE, Maire socialiste de Noyon, est réservée au MRC par l’accord du 9 mars 2012. Toutefois, si la candidature pour cette circonscription n’est pas connue, sont évoquées, de façon plus générale sur la toile, parmi les candidatures MRC aux législatives dans l’Oise, les noms de Mehdi YALAOUI et de Thomas FREMOND. Toutefois d'autres personnalités du MRC national peuvent aussi être envisagées sur cette circonscription réservée. Qui sera alors sur la 6e circonscription de l'Oise ?
Alain JAUBERT, Conseiller délégué de Hyères-Les-Palmiers est sans aucun doute la personnalité du MRC la plus connue du Var. Peut être sera-t-il alors candidat dans la 7e circonscription dans ce département ? Son ralliement au Maire de Hyères avait fait grincer les socialistes. Pour cette circonscription, le Maire de la Seyne évoquait les noms de Toussaint CODACCIONI et d'Yves GAVORY. Il faut plutôt attendre la réponse du MRC dans un contexte où l'on mesure la déception du socialiste Claude ESCARGUEL qui, après avoir été désigné par les militants, fait les frais de cet accord.
Dans la 2e circonscription du Territoire-de-Belfort, on ne voit pas qui d’autre qu’Antoine BUTZBACH, maire de Belfort, vice-président du Conseil régional de Franche-Comté pourrait tenter de reprendre l'ancien siège de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT à Michel ZUMKELLER (UMP).
Sauf erreur sur le numéro des circonscriptions annoncées dans l’accord PS-MRC, la 13e circonscription des Hauts de Seine semblait avoir été réservée à Fabien FEUILLADE, candidat EELV-PS. La circonscription passe donc au MRC mais pour quelle candidature ? Jean-Luc PUJO peut être ? Cette circonscription peut également revenir à un candidat de l'équipe nationale du MRC.
Enfin, Jean-Luc LAURENT, maire du Kremlin-Bicêtre, conseiller régional d’Ile-de-France, délégué spécial auprès du Président du conseil régional d’Île-de-France chargé du Grand Paris et de la métropole francilienne devrait en toute logique être le candidat du MRC dans la 10e circonscription du Val de Marne.
Voilà à ce stade quelques suppositions dont on attendra qu’elles se vérifient ou s’infirment dans les prochains jours.
Au-delà de la question des candidatures du MRC aux élections législatives de 2012, on peut également supposer que Jean-Pierre CHEVÈNEMENT annoncera prochainement son soutien à François HOLLANDE pour le premier tour de la présidentielle. Telle est laconclusion logique de l'accord politique du 9 mars 2012. Sans doute le fera-t-il une fois dissipé le bruit fait par la séquence sur le soutien en demi teinte du Parti Radical Valoisien de Jean-Louis BORLOO à Nicolas SARKOZY.
Si, dans une semaine, l'hypothèque des parrainages de Marine LE PEN est levée on ne voit pas comment pourrait désormais s'enrayer la dynamique conduisant, enfin, au retour de la gauche au pouvoir.
Accord politique entre le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen, 9 mars 2012.
Le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen, dans le respect de l’identité de chacun d’entre eux, telle qu’exprimée dans leurs projets respectifs, ont décidé de conclure un accord pour un contrat de législature.
Ensemble nous voulons apporter aux défis de la crise une réponse responsable, ambitieuse et innovante et redonner ainsi espoir à notre peuple tout entier.
La crise la plus grave que le monde ait connue depuis les années 30, dans ses multiples dimensions - financière d’abord, économique, sociale mais aussi politique et morale - n’épargne ni la France ni l’Europe à qui notre destin est lié. La crise de la globalisation financière fait trembler sur leur fondement les vieilles certitudes, celles d’un progrès social qui était acquis et avec elles la tentation de croire que nous pourrions tourner le dos au monde réel.
Quel est ce monde ? Le triomphe du capitalisme spéculatif et prédateur, fait incontournable, résulte de trente ans de libéralisme sans frein, fruit des politiques de dérégulation menées par les gouvernements libéraux et conservateurs qui ont favorisé la finance et la rente plutôt que le travail. Loin d’avoir affecté les pays émergents, en premier lieu la Chine dont le développement économique formidable s’appuie en bonne partie sur un faible coût salarial, cette « révolution conservatrice » a fait régresser aussi bien les pays les plus pauvres, atteints de plein fouet par la spéculation sur les terres et les matières premières, dépouillés de leurs élites et d’une partie de leurs travailleurs attirés par un monde meilleur, que les couches populaires et moyennes des pays riches du continent américain et de l’Europe qui ont vu leurs richesses industrielles disparaitre à coup de délocalisations et de transfert du pouvoir vers les élites financières, sur fond de démission du pouvoir politique. La surévaluation de l'euro handicape les exportations et les PME, favorise la finance et la rente plutôt que le travail. Le problème lancinant du développement des peuples, non réglé par le 20e siècle qui en avait pourtant fait un objectif universellement reconnu, les guerres et le terrorisme, l’idéologie du prétendu choc des civilisations, la question de la dégradation du climat, la régression de la conscience collective, des valeurs non marchandes, et du sens du progrès, du goût pour la science et la raison éclairée, la montée des obscurantismes et des fanatismes, la régression de l’esprit civique font aussi partie de ce legs que le 21e siècle doit aborder les yeux grands ouverts.
En accord sur ce diagnostic du monde tel qu’il est et des défis qu’il porte, nos deux partis veulent proposer au peuple français des réponses ambitieuses, cohérentes et porteuses d’espoir.
Nous avons une analyse commune des atouts sur lesquels notre pays peut s’appuyer pour répondre à des défis d’une ampleur majeure, tels qu’il n’en a pas connus depuis soixante ans. Nous pensons que ces défis doivent être analysés et mesurés sans céder ni au catastrophisme ni à la tentation du replâtrage : les fissures de la mondialisation sont en quelques années devenues des gouffres. La construction de l’avenir doit se faire de façon ambitieuse, sans se cramponner aux recettes du passé, en gardant les yeux ouverts sur le monde qui vient. Notre accord découle de cette approche d’ensemble.
1) La traduction première des effets de la crise en France est la perte de la richesse productive sans laquelle aucun grand pays ne peut se maintenir à son rang ni préserver un haut niveau de protection sociale. En France, toutes les couches sociales sont atteintes par la « mobilité descendante », mais les classes populaires souffrent plus que d’autres de la fin de la réalité de l’ascension sociale. Le travail, valeur que les années 70 avaient mise en doute, vient à manquer et ce manque démontre ce que la société et l’individu lui devaient en cohésion, en protection et en dignité. La désagrégation sociale qui menace non seulement nos villes et nos banlieues mais aussi les zones intermédiaires, péri-urbaines et péri-rurales, véritables friches économiques et sociales, la régression du modèle social, la ponction de la richesse nationale au profit de groupes prédateurs, l’immoralité d’une distribution des profits au bénéfice de la rente, le déséquilibre de la rémunération capital/travail dans la valeur ajoutée, tout cela doit entraîner une prise de conscience non seulement morale, mais aussi politique. Nous ne sommes plus dans les années 1990. Cette situation doit être renversée et non acceptée. Les problèmes ne doivent pas être éludés. Les solutions, si elles sont difficiles, doivent être justes. Elles doivent être inventives. Elles doivent regarder loin et haut. Sans cela nous ne serons pas à la hauteur de la crise.
Le PS et le MRC partagent ainsi le souci de mettre la France à la hauteur du défi historique d’une crise qui pose la question de notre avenir. Pour ce faire, ils conviennent qu’il est nécessaire de faire des propositions innovantes dans tous les domaines clés conditionnant cet avenir : l’activité économique, la monnaie, la justice sociale et fiscale, l’emploi, la confiance rendue au peuple français sont les éléments d’un redressement nécessaire.
Nous proposons donc un certain nombre de mesures permettant d’atteindre ces objectifs : la reprise en main des acteurs d’une finance aujourd’hui dévoyée, par un contrôle public efficace, une politique de croissance et non de récession à l’échelle européenne, la justice fiscale par la redistribution de l’effort à proportion de l’ensemble des revenus et notamment des revenus du capital, la réindustrialisation du pays pour reconstituer notre compétitivité, une parité monétaire plus juste, un soutien prioritaire à l’investissement et à la recherche pour les PME, la consolidation de leurs capitaux propres avec une mobilisation à cet effet de l’épargne nationale. Ce sont là les clés de notre avenir.
L’indépendance énergétique de la France est une autre clé. Le PS et le MRC se prononcent pour un une politique énergétique innovante en matière d’énergies renouvelables, et vigoureuse en matière d’économies d’énergie, capable d’assurer les mêmes performances tout en préservant l’environnement et le climat. La garantie de la sûreté de l’outil nucléaire fait partie des premiers objectifs à rechercher dans le cadre d’un système renforcé de contrôle public incluant le contrôle sur la sous-traitance. Les décisions seront prises à l’issue d’un grand débat public. Le Parti Socialiste souhaite engager notre pays dans une transition énergétique maitrisée, avec un objectif de 50% d’énergie nucléaire dans la production d’électricité en 2025, en développant des filières de pointe dans les énergies renouvelables. Les consommateurs seront protégés par l'instauration d'une tarification progressive selon les usages qui garantira l’accès de tous à l’électricité et au gaz. Le MRC estime qu’il ne doit pas être porté atteinte à notre industrie nucléaire et à ses capacités, à ses yeux garantes d’une électricité moins chère et moins polluante et atout majeur pour nos exportations et nos emplois.
2) Nous croyons aussi que le redressement de notre pays passe une restauration de la promesse républicaine d’égalité et par une conscience collective mieux formée à la citoyenneté, grâce à une école dont les moyens seront à la fois renforcés et répartis à raison des besoins prioritaires (lutte dès le départ contre l’échec scolaire, promotion des études longues à l’université), par le renforcement de la sécurité grâce à un respect ferme et équilibré de la loi républicaine, par une réaffirmation des objectifs et moyens de l’égalité des chances et de l’accès aux droits qui aillent très au-delà de la lutte contre les discriminations, englobant des actions cohérentes touchant au logement, à la santé, à la parité dans la vie professionnelle, à la sécurisation des territoires fragiles aussi bien qu’une politique active en faveur notamment de l’égalité des chances par des allocations d’étude et des aides au logement et des aides à l’emploi en faveur des jeunes, étudiants ou travailleurs - grande priorité nationale. Le MRC et le PS prennent acte de leur désaccord sur la Charte des langues régionales et minoritaires. Le MRC n’est pas favorable à sa ratification et s’inquiète des dispositions qui pourraient remettre en cause l’unité et la stabilité du droit sur le territoire de la République. Le Parti Socialiste, qui s’est engagé à la ratifier, considère que la langue Française, langue de l’exception, langue de la culture, langue qui s’offre aux autres n’a rien à craindre et que la reconnaissance de la diversité participe au renforcement de l’unité.
3) Nos deux partis doivent approfondir ensemble leur vision de l’Europe en dépassant les oppositions du passé. La crise que traverse la zone euro, crise structurelle et non conjoncturelle, crise politique et pas seulement crise de la dette, appelle de la part de notre pays des initiatives à la hauteur des enjeux. La brutalité et la profondeur de la crise financière et économique qui secoue le monde et l’Europe imposent une révision des objectifs et méthodes de la construction européenne telle qu’elle s’est développée. Nous devons arriver à une action commune imposée par l’urgence de la situation car nous sommes devant un défi historique : c’est l’avenir de notre pays qui se joue aujourd’hui.
Pour préserver autant qu’il se peut la solidité de la zone euro, il faut agir en prenant la mesure de la déconnexion d’économies nationales très différentes, du déficit de politique économique et du déficit démocratique. Le Parti Socialiste et le MRC considèrent que la crise de l’euro impose la mise en place d’un véritable gouvernement économique européen : la Banque centrale doit jouer pleinement son rôle dans le sens du soutien à la croissance, le MES si possible appuyé sur la BCE doit être en capacité de mutualiser la dette des Etats, une taxe sur les transactions financières et une régulation financière efficace doivent être mis en place sans plus tarder, la BEI doit financer de grands projets innovants, un budget européen peut être alimenté par de nouvelles ressources. Un tel gouvernement doit être pleinement démocratique et pour cela associer les parlements nationaux. Il doit concerner tous les aspects de la politique économique.
Le MRC, qui rappelle qu’il s’est opposé au traité de Maastricht, propose en premier lieu une révision des statuts de la BCE afin que l'objectif de croissance soit intégré dans ses missions et qu’il soit mis fin à la politique de l’euro cher qui nuit gravement à la compétitivité de la plupart des Etats de la zone. Le MRC sera également attentif au maintien de la souveraineté budgétaire qui ne saurait en aucun cas être soustraite au contrôle des parlements et à une monnaie européenne conforme à nos intérêts.
Nos deux partis conviennent que le traité européen, tel qu’il a été prévu par le sommet du 30 janvier 2012 et signé le 2 mars dernier, est inacceptable. La vision purement budgétaire et disciplinaire qui est celle du traité déboucherait sur une austérité et une récession généralisées. Le traité doit être renégocié afin d’introduire dans l’architecture de la zone euro des moteurs de croissance aujourd’hui défaillants : rôle clé de la BCE dans le rachat des dettes publiques et dans le soutien à la croissance, emprunt européen permettant de financer un grand plan d’investissement, relance salariale dans les pays auxquels leur compétitivité le permet, politique de change assurant un euro compétitif.
Le MRC et le PS conviennent que la construction européenne doit être réorientée. Au-delà, pour sortir l'Europe de l'austérité dans laquelle elle s'enfonce, nos deux partis veulent engager une négociation constructive avec l’ensemble de nos partenaires européens en impulsant un débat à tous les niveaux avec les acteurs politiques (gouvernement, Parlement, partis politiques) et avec les acteurs sociaux, notamment syndicaux. Nous nous accordons sur l'idée qu'il faut progresser de façon réaliste en rectifiant ce qui ne peut à l'évidence continuer. Nous sommes prêts à avancer ensemble avec imagination et détermination dès lors que les impératifs de l’intérêt national l’exigent. En effet il n’y a pas d’opposition entre l’intérêt de la France et la construction d’une Europe « européenne ». L’Europe doit se faire non pas en dehors des nations mais dans leur prolongement pour permettre à notre continent de peser de manière autonome dans le monde de demain. La mise en place de coopérations renforcées peut constituer un moyen de relancer le projet européen avec les Etats qui partagent notre ambition.
Le Parti Socialiste et le MRC souhaitent une véritable démocratisation de l’Europe. Le MRC considère que la démocratie vit d’abord dans les nations, ce qui n’exclut pas des délégations de compétences à un niveau supranational, dès lors que l’exercice de ces compétences reste démocratiquement contrôlé par les gouvernements et les parlements nationaux.
4) Concernant la politique étrangère, la tradition d’équilibre et d’indépendance de la politique française avec laquelle nous appelons les uns et les autres à renouer après la politique d’abandon pratiquée par Nicolas Sarkozy, notamment vis-à-vis de l’OTAN, est la garantie de peser dans le sens d’une vision juste du monde. Nous sommes ainsi particulièrement désireux de voir reconnaître un Etat palestinien viable aux côtés d’un Etat d’Israël dont la sécurité sera garantie, et plus largement de peser en faveur d’une politique permettant d’accompagner le monde multipolaire qui se dessine aujourd’hui. Comme François Hollande s’y est engagé pour la durée de son mandat, nos deux partis conviennent de la nécessité du maintien du siège français au conseil de sécurité de l’ONU ainsi que du droit de veto.
Le PS et le MRC affirment leur attachement au maintien d’une dissuasion nucléaire efficace. Ce maintien est en effet indispensable dans un monde où les arsenaux nucléaires continuent de se développer, notamment en Asie. Il suppose que les deux composantes de notre force nationale de dissuasion soient pérennisées. Le budget de la France ne peut faire l’impasse sur ce choix décisif. Il n’en va pas seulement de l’indépendance de la France mais de celle de l’Europe elle-même.
Il n’y a, à ce jour, pas de politique extérieure européenne cohérente. L’histoire récente le montre avec la guerre d’Irak et l’intervention en Libye, pour ne prendre que ces deux exemples. Dans ces conditions, une France forte est nécessaire à l’affirmation d’une politique étrangère européenne.
Le 9 mars 2012,
Pour le Parti Socialiste, Martine Aubry
Pour le Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Luc Laurent
source : http://www.mrc-france.org/Reprendre-en-mains-notre-avenir_a310.html
Selon une information donnée par Le Bien Public, les arbitrages ont donc été les suivants pour la Côte d'Or.
1ere circonscription :
Bernard Depierre (UMP), député sortant
2e circonscription :
Rémi Delatte (UMP), député sortant
3e circonscription :
Pascal Caravel-Fauguet (UMP)
4e circonscription :
François Sauvadet (NC), Ministre de la Fonction publique
5e circonscription :
Alain Suguenot (UMP), député sortant
Cette décision sera officialisée samedi prochain à l'occasion du Conseil national de l'UMP.
Toute la classe politique est fixée, "scotchée" devrait on dire sur la seule élection présidentielle. Pourtant, qui que soit le prochain Président de la République — et il faut souhaiter que la gauche gagne la magistrature suprême — ses promesses ne pourront se mettre en œuvre sans recourir à la loi dont le domaine est fixé, principalement, par l'article 34 de la Constitution.
Certes la Constitution de 1958, essentiellement en son article 34 (et par les décisions rendues par le Conseil constitutionnel), a limité matériellement ce pouvoir législatif pour le circonscrire à l'essentiel, pour donner ainsi à l'autorité gouvernementale un large domaine de responsabilité. Ainsi "Les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi ont un caractère réglementaire" (article 37 de la Constitution). Or ce pouvoir réglementaire ne relève qu'à titre subsidiaire du Président de la République (article 13 de la Constitution) mais le détenteur principal du pouvoir règlementaire en France est le Premier ministre (article 21 de la Constitution).
Ces rappels des fondamentaux du cadre institutionnel de la Ve République devraient inciter les commentateurs et les analystes à ne pas négliger les échéances législatives. Partir du postulat que les élections législatives, du fait de l'inversion du calendrier, conforteront automatiquement les résultats de la présidentielle serait une erreur. C'est très probable mais pas certain. L'incertitude sera d'autant plus grande que l'écart entre la droite et la gauche sera faible à la présidentielle.
L'hypothèse d'une réélection de Nicolas SARKOZY à une faible majorité, s'il est candidat, susciterait sans doute une forte réaction aux législatives laquelle pourrait avoir pour effet de porter Martine AUBRY à Matignon en éliminant François HOLLANDE.
Mieux vaut gagner Matignon avec une confortable majorité parlementaire que gagner la présidentielle et ne pas gagner les élections législatives à gauche.
De même, perdre la présidentielle serait moins grave que de perdre les élections législatives. Le Président de la République, aussi bien élu soit-il, ne pourra rien faire s'il ne dispose pas d'un Gouvernement reposant sur une majorité parlementaire capable de concrétiser la politique voulue par les citoyens.
Autrement dit, tout Gouvernement ne peut véritablement gouverner sans la confiance d'une majorité parlementaire qu'il faudra nécessairement gagner à gauche sur les valeurs de la République à l'Assemblée nationale.
En résumé, dans le cadre actuel des institutions de la Ve République, la traduction concrète des propositions qui sortiront majoritaires des débats sur les choix aux prochaines élections nationales — élection présidentielle et élections législatives — ne pourra se réaliser, pour l'essentiel, que par les lois soutenues par une majorité parlementaire et par des règlements d'application de ces lois ou par des règlements autonomes mis en œuvre par le pouvoir réglementaire lequel pour l'essentiel relève du Premier ministre (article 21 de la Constitution) et non du Président de la République.
Ces données constitutionnelles devraient conduire la gauche à "déprésidentialiser" les enjeux de 2012.
Évidemment gagner l'élection présidentielle et les élections législatives dans la foulée est le meilleur scénario envisagé par la gauche. Le Peuple français est imprévisible comme l'ont montré à la fois le premier tour de la présidentiel de 2002 et le référendum sur la Constitution européenne de 2005. Il ne faut donc pas partir, les yeux fermés, du postulat que la victoire à la présidentielle commandera une victoire aux législatives suivantes de même qu'il ne faudrait pas céder au défaitisme, même en cas de réélection de Nicolas SARKOZY à la présidentielle.
Prise au piège de cette vision monarchique de la fonction présidentielle sous la Ve République, la gauche risque de privilégier la personnalité de son (ou ses) candidat(s) (car François HOLLANDE ne sera pas le seul candidat à gauche au premier tour de la présidentielle) et d'oublier le programme.
Pourtant l'essentiel est et doit rester le programme et donc les solutions à mettre en œuvre pour relever les défis auxquels la France devra faire face dans les prochaines années pour sortir de la crise dont les principales victimes sont aujourd'hui les plus démunis et les classes moyennes.
Ce programme répondra d'autant plus aux attentes de nos concitoyens que les députés seront sans concession sur leur engagement à gauche sur les valeurs de la République.
Un des enjeux des prochaines échéances législatives sera aussi de transformer cette Assemblée nationale pour aller vers une véritable Convention constituante qui dote enfin la France d'une République réellement démocratique où les citoyens pourront, aussi s'ils en expriment le souhait, directement délibérer sur les lois et ainsi s'approprier, à tous les échelons de la vie politique (dans les communes et dans les autres collectivités territoriales), les questions qu'ils souhaitent directement trancher par leur vote.
De ce point de vue, la gauche, au minimum, se doit de rattraper un niveau de démocratie citoyenne au moins équivalent à celui de la Suisse. Hélas, nous en sommes encore bien loin alors que la République, en 1792 et 1793 avait montré le chemin à l'ensemble de l'Europe.
1792-2012 : il est temps de retrouver la République à l'Assemblée nationale. C'est par elle que les citoyens reprendront leur destin en main dans ce monde où tout le pouvoir a été confisqué par la finance au profit d'une oligarchie qui capte tous les privilèges. Alors qui que soit le Président, c'est une majorité citoyenne à gauche sur les valeurs de la République dont la prochaine Assemblée nationale aura besoin.
Le verdict des désignations pour les trois premières circonscriptions de la Côte d'Or est désormais fixé.
Après le retrait de Françoise TENENBAUM, vice-présidente de la Région Bourgogne, Adjointe au Sénateur-Maire de Dijon, le secrétaire de la section socialiste de Dijon,Laurent GRANDGUILLAUME, conseiller général, Adjoint au Sénateur-Maire deDijon et vice-président du Grand Dijon était opposé à Emmanuel DUBOST, élu municipal à Plombières-les-Dijon. Laurent GRANDGUILLAUME s'est imposé par 202 voix (91%) contre 19 (9%) à Emmanuel DUBOST. Il devrait donc affronter le député sortant, Bernard DEPIERRE (UMP) dans une circonscription traditionnellement à droite.
Dans la 2e circonscription, Pierre PRIBETICH, seul candidat en lice a, sans surprise, été investi. Il sera donc opposé à Rémi DELATTE, Député-Maire (UMP) de Saint-Apollinaire.
Seule circonscription détenue par la gauche, la 3e circonscription de Côte d'Or, réservée par le PS à "une femme issue de la diversité", a été l'objet d'une rude bataille.
Rappelons que cette circonscription fut celle de Roland CARRAZ sous l'étiquette PS de 1981 à 1993, puis sous l'étiquette MDC de 1997 à 1999. Elle revint à son suppléant socialiste Michel ETIEVANT, Maire de Longvic, qui assura la fin du mandat de député suite au décès de Roland CARRAZ le 9 décembre 1999. Claude DARCIAUX, alors Adjointe au Maire de Longvic fut ensuite élue sur cette circonscription en 2002 et réélue en 2007 et Maire de Longvic après la disparition de Michel ETIÉVANT en 2005. L'annonce du retrait de Claude DARCIAUX qui préfère se consacrer à sa mairie, a donné lieu à une compétition entre trois candidates où Kheira BOUZIANE, Adjointe au Maire de Quetigny s'imposa par 130 voix (67%) face à deux vice-présidentes de la Region, Fadila KATTABI (39 voix) et Safia OTOKORÉ (25 voix).
Kheira BOUZIANE qui avait soutenu Martine AUBRY à l'occasion des primaires citoyennes sera opposée à droite à Jean-Philippe MOREL (Parti radical valoisien) et peut être à Catherine VANDRIESSE (UMP).
La logique de primaires ouvertes qui avait prévalu pour le choix du candidat PS-PRG à la présidentielle avait permis aux citoyens de participer directement à cette désignation. Les élections législatives qui interviennent à la suite de la présidentielle confortent toujours la majorité du Président élu.
Dans ce contexte, il est paradoxal que la tendance de Martine AUBRY, qui est arrivée derrière celles respectivement de François HOLLANDE et d'Arnaud MONTEBOURG soit finalement positionnée sur la circonscription réputée la plus à gauche.
Il y a là un réel décalage entre l'expression citoyenne constatée lors des primaires et l'expression partisane enregistrée à l'occasion de la procédure d'investiture.
-------
Rappel des votes du 1er tour sur la 3e circonscription lors des primaires citoyennes au cours desquelles, Arnaud MONTEBOURG a largement devancé Martine AUBRY :
VOTE DES CITOYENS SUR LA 3E CIRCONSCRIPTION :
sources (sauf erreur) à partir de ce lien : http://resultats.lesprimairescitoyennes.fr/departement/021?
1er HOLLANDE = 2 156
2e MONTEBOURG = 1 198
3e AUBRY = 1 151
Dont :
DIJON
HOLLANDE = 441
143 (Bureaux 10 à 14)
111 (Bureaux 28 à 30)
83 (Bureaux 31 à 33)
104 (Bureaux 34 et 35)
MONTEBOURG = 231
91 (Bureaux 10 à 14)
43 (Bureaux 28 à 30)
52 (Bureaux 31 à 33)
45 (Bureaux 34 et 35)
AUBRY = 226
113 (Bureaux 10 à 14)
40 (Bureaux 28 à 30)
31 (Bureaux 31 à 33)
42 (Bureaux 34 et 35)
etdans les autres bureaux de la 3e circonscription :
HOLLANDE = 1715
MONTEBOURG = 967
AUBRY = 925
dont :
NEUILLY / OUGES / LONGVIC
HOLLANDE = 268
MONTEBOURG = 117
AUBRY = 103
SENNECEY-LES-DIJON / CHEVIGNY SAINT SAUVEUR
HOLLANDE = 292
MONTEBOURG = 127
AUBRY = 130
LONGCHAMP / MAGNY-SUR-TILLE/ FAUVERNEY/ CESSEY-SUR-TILLE / LABERGEMENT FOIGNEY / CHAMBEIRE / IZIER
HOLLANDE = 90
MONTEBOURG = 37
AUBRY = 44
AISEREY / THOREY-EN-PLAINE / IZEURE / BESSEY-LES-CITEAUX / MARLIENS / ECHIGEY / LONGECOURT EN PLAINE
HOLLANDE = 81
MONTEBOURG = 58
AUBRY = 53
COLLONGES LES PREMIÈRES / LONGEAULT / BEIRE LE FORT / PREMIÈRES / GENLIS
HOLLANDE = 108
MONTEBOURG = 66
AUBRY = 44
ROUVRES EN PLAINE / VARANGES / BRETENIÈRE / PLUVAULT / PLUVET / TART L'ABBAYE / TART LE BAS / TART LE HAUT
HOLLANDE = 75
MONTEBOURG = 52
AUBRY = 49
CHENÔVE (Bureaux 1 à 3)
HOLLANDE = 79
MONTEBOURG = 58
AUBRY = 65
CHENÔVE (Bureaux 4 à 6)
HOLLANDE = 70
MONTEBOURG = 34
AUBRY = 49
CHENÔVE (Bureaux 7 et 8)
HOLLANDE = 33
MONTEBOURG = 14
AUBRY = 30
CHENÔVE (Bureaux 9 et 10)
HOLLANDE = 51
MONTEBOURG = 44
AUBRY = 40
PERRIGNY LES DIJON / MARSANNAY LA CÔTE
HOLLANDE = 153
MONTEBOURG = 96
AUBRY = 97
QUETIGNY (Bureaux 1 à 4)
HOLLANDE = 182
MONTEBOURG = 129
AUBRY = 94
QUETIGNY (Bureaux 5 et 6) + CRIMOLOIS
HOLLANDE = 120
MONTEBOURG =72
AUBRY = 71
ARC-SUR-TILLE / COUTERNON / BRESSEY-SUR-TILLE / REMILLY-SUR-TILLE
HOLLANDE = 113
MONTEBOURG = 63
AUBRY = 56
D'une façon plus générale, quels que soient les mérites des candidat(e)s retenu(e)s pour l'investiture socialiste, avec 130 voix sur un plus de 68 000 électeurs inscrits sur la 3e circonscription, et 202 voix sur la 1e circonscription pour un peu plus de 67 000 électeurs inscrits, la procédure partisane de sélection des candidats montrent ses limites.
Pour le Parti socialiste, lorsqu'il y a plusieurs candidat(e)s pour une circonscription, l'investiture législative s'effectue donc sur une base de 0,20 à 0,30% des électeurs inscrits. Les chiffres doivent être comparables à l'UMP.
La même remarque pourrait être faite sur l'ensemble de l'échiquier politique à des taux encore moindre en fonction du nombre d'adhérents des autres formations politiques.
Toutefois, pour l'investiture socialiste, il est regrettable qu'aucun(e) représentant(e) de la tendance d'Arnaud MONTEBOURG, qui avait pourtant distancé Martine AUBRY sur tout le département et notamment sur la 3e circonscription, soit investi(e). Le courant rénovateur qu'impulse Arnaud MONTEBOURG fait finalement les frais de ce système d'investiture partisane qui pénalise l'expression citoyenne.
La rénovation n'aurait-elle pas sa place dans la gauche française ? Ne faudrait-il pas avoir l'audace de prendre appui sur le mouvement social pour cimenter une force de gauche capable de réunir un axe républicain et socialiste qu'incarnent, chacun dans leur formation, CHEVÈNEMENT - MÉLENCHON et MONTEBOURG ?
Pour l'instant on ne peut que constater les effets et les méfaits de la machine à broyer. La démocratie ne fait pas bon ménage avec les tendances oligarchiques de tous les phénomènes partisans (au-delà des clivages).
Ce constat est d'une grande banalité car déjà Moïseï OSTROGORSKI avait observé les mêmes tendances dans son ouvrage fameux La Démocratie et l'organisation des partis politiques, 1903, Calmann-Lévy éditeurs, (2 tomes, 610 p. et 760 p.). Quelques années plus tard, Robert MICHELS avait fait des constats similaires dans un ouvrage paru en 1911, Les partis politiques, Essai sur les tendances oligarchiques des démocraties réédité dans la collection Champs, chez Flammarion en 1971, traduit par le Docteur S. JANKELEVITCH avec une préface de René RÉMOND (310 p.).
Selon l'article 4 de notre Constitution, "les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage". Cela signifie-t-il pour autant qu'ils doivent avoir systématiquement un monopole de représentation de l'opinion des électeurs inscrits alors que chacun de ces partis ne rassemble guère plus de 0,30% des électeurs inscrits et que tous ensemble (droite, extrême droite, centre, gauche, extrême gauche, et écologistes divers) ne totalisent pas plus de 1 à 2% des électeurs inscrits ?
Voilà qui doit inciter à la réflexion et peut être à changer culturellement la façon de concevoir la Démocratie.
L'investiture partisane est moins légitime que l'investiture citoyenne dans le déclenchement d'un processus électif si tant est que l'élection soit une fin en soi.
La logique citoyenne, à la base même des primaires pour la présidentielle, aurait dû s'imposer à la logique partisane au-delà de la présidentielle. Toutefois, confortée par les réseaux d'élus implantés, la logique partisane favorise toujours la transmission d'un héritage qu'elle impose à la logique citoyenne tant que celle-ci ne se met pas véritablement en mouvement.
Un tel mouvement ne peut venir des partis, il ne faut compter que sur les citoyens.
Changer la politique serait précisément de faire appel à cette logique citoyenne et au simple bon sens pour démonter tous les processus de fausse légitimation qui en définitive aboutissent à décrédibiliser la politique (du moins quand un fossé se creuse entre le Peuple et les Institutions).
De façon plus concrète, pourquoi les citoyens qui ont voté en faveur d'Arnaud MONTEBOURG en Côte d'Or ne disposent-ils pas d'un(e) candidat(e) défendant ses positions dans la campagne des législatives ?
Pourquoi avoir dérangé les citoyens lors des primaires si c'est pour oublier le sens de leur vote en réservant les investitures législatives aux seuls candidats arrivés premier et troisième lors de ces primaires en Côte d'Or ? S'agit-il d'une volonté délibérée d'éliminer les idées et les rêves du deuxième qui dérangent ?
Tous ces constats montrent qu'il y a un grand besoin de formation civique que les partis ne dispensent plus, préférant se fier à des Think Tanks alors que le principe même de toute République démocratique s'oppose absolument à une réduction du citoyen à sa simple fonction d'électeur. Derrière l'idée républicaine et dans la pensée socialiste il y a toujours l'idée d'émancipation. Cette émancipation doit conduire à une remise en cause des distorsions qui existent entre l'expression directe des citoyens et le débouché politique que les partis et le système donnent à cette expression.
Eclipsée par l'affaire DSK, nous avons appris avec une certaine tristesse la démission de Maxime GREMETZ, ce personnage haut en couleur de l'Assemblée nationale.
Le Courrier Picard a révélé cette information.
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Maxime-Gremetz-n-est-plus-depute
Le Courrier Picard revient aujourd'hui sur cette démission de Maxime GREMETZ et demande à ses lecteurs s'ils regretteront le député apparenté communiste ?
On ne peut qu'être triste à voir démissionner le dernier et seul ouvrier de l'Assemblée nationale, surtout quand celui-ci, au-delà de ses frasques légendaires, a défendu avec force et conviction à la fois la condition ouvrière (et on se souvient de son soutien au combat des ouvriers victimes de l'amiante), sa ville d'Amiens, et sa région de Picardie.
On le voit ici dans les luttes sociales.
Maxime GREMETZ avait été exclu temporairement de l'Assemblée nationale pour avoir protesté de façon un peu trop bruyante contre des Ministres mal garés dont les véhicules bloquaient ceux, semble-t-il, d'autres députés à un moment où on débattait de l'accident nucléaire de Fukushima.
Oui, le personnage était controversé pour ses positions, et cet incident illustre bien ses coups de sang. Tout cela va manquer car cela donnait de la chair à une gauche de plus en plus désincarnée et finalement assez loin du monde ouvrier qu'elle devrait s'attacher enfin à reconquérir.
Maxime GREMETZ était l'un des rares à pouvoir parler de la condition ouvrière et à la défendre, même avec ses manières (surtout avec ses manières) souvent incomprises.
Il savait ce que signifie les "trois huit" et la pénibilité des métiers dont on ne parle pas mais qui sont loin d'avoir disparu dans la société française.
Sa démission va créer un vide dans l'hémicycle.