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joelmekhantar
Description du blog :
L'espace citoyen à partager à gauche sur les valeurs de la République !
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
19.06.2013

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C'EST OFFICIEL : DIJON CITÉ DE LA GASTRONOMIE !

Publié le 19/06/2013 à 21:06 par joelmekhantar

C'est officiel depuis aujourd'hui DIJON avec LYON, RUNGIS et TOURS est désormais "Cité de la Gastronomie". La Cité internationale de la gastronomie ouvrira en juin 2016.

http://www.citedelagastronomie-dijon.fr/

COMMUNIQUÉ DU G8 : PEU DE CHOSES SUR LA SYRIE

Publié le 18/06/2013 à 22:44 par joelmekhantar

Le communiqué final du G8 qui vient de se tenir en Irlande du Nord au Royaume Uni est resté finalement assez discret sur la Syrie (télécharger ici).

La position du G8 est exprimée au point 8 et aux points 82 à 87 du communiqué.

8.We strongly support the proposal for a conference to reach a political solution to the appalling conflict in Syria through full implementation of the 2012 Geneva Communiqué. We will contribute generously to the latest United Nations (UN) appeal for humanitarian help. We condemn in the strongest terms any use of chemical weapons and all human rights violations in Syria. We are committed to leading international support for Libya’s security and democratic transition and to urgent work for a lasting peace in the Middle East.

8 (traduction non officielle). Nous appuyons fermement la proposition d'une conférence pour parvenir à une solution politique au conflit épouvantable en Syrie à travers la mise en œuvre complète du Communiqué de la Convention de Genève 2012. Nous allons contribuer généreusement au dernier appel des Nations Unies (ONU) pour l'aide humanitaire. Nous condamnons dans les termes les plus forts toute utilisation d'armes chimiques et toutes les violations des droits de l'homme en Syrie. Nous nous sommes engagés à mener un soutien international pour la sécurité de la Libye et de la transition démocratique et à un travail urgent pour une paix durable au Moyen-Orient.

82. We are determined to work together to stop the bloodshed and loss of life in Syria and to support the Syrian people to establish peace and stability through political means. We are gravely concerned at the appalling human tragedy that the UN estimates has cost the lives of over 93,000 people and led to 4.2 million internally displaced persons and 1.6 million refugees. We acknowledge the vital humanitarian role played by neighbouring countries hosting Syrian refugees, above all Lebanon and Jordan, in dealing with the significant economic and security pressures they are facing as a result of the conflict and refugee influx.

83. Given the extraordinary humanitarian need as reflected in the latest UN appeal for $5.2 billion in 2013, we are resolved to make exceptional contributions commensurate with the scale of the problem. At this meeting G8 Leaders confirmed additional contributions of almost $1.5 billion to meet humanitarian needs in Syria and its neighbours. We recognise that further contributions will be needed given the scale of the challenge. We urge other countries and organisations to make similar commitments. We call for aid agencies to be given immediate access to provide humanitarian assistance to all civilians in need, in accordance with humanitarian principles and international law, particularly in the worst affected areas such as Qusayr.

84. We remain committed to achieving a political solution to the crisis based on a vision for a united, inclusive and democratic Syria. We strongly endorse the decision to hold as soon as possible the Geneva Conference on Syria to implement fully the Geneva Communiqué of 30 June 2012, which sets out a number of key steps beginning with agreement on a transitional governing body with full executive powers, formed by mutual consent. As the Geneva Communiqué says, the public services must be preserved or restored. This includes the military forces and security services. However all governmental institutions and state offices must perform according to professional and human rights standards, operating under a top leadership that inspires public confidence, under the control of the transitional governing body.

85. Both sides at the Conference must engage seriously and constructively. They should be fully representative of the Syrian people and committed to the implementation of the Geneva Communiqué and to the achievement of stability and reconciliation. We will engage actively with the parties in order to achieve successful outcomes.

82 (traduction non officielle). Nous sommes déterminés à travailler ensemble pour arrêter l'effusion de sang et les pertes de vies humaines en Syrie et à soutenir le peuple syrien à établir la paix et la stabilité par des moyens politiques. Nous sommes gravement préoccupés par la tragédie humaine effroyable qui selon les estimations de l'ONU ont coûté la vie à plus de 93.000 personnes et entraîné 4,2 millions de personnes déplacées et 1,6 million de réfugiés. Nous reconnaissons le rôle humanitaire essentiel joué par les pays voisins qui accueillent des réfugiés syriens, et par dessus tout le Liban et la Jordanie, confrontés aux pressions économiques et aux problèmes de sécurité importants en raison du conflit et de l'afflux de réfugiés.

83 (traduction non officielle). Compte tenu de la nécessité humanitaire extraordinaire comme en témoigne le dernier appel de l'ONU pour 5,2 milliards de dollars en 2013, nous sommes résolus à faire des contributions exceptionnelles à la hauteur de l'ampleur du problème. Lors de cette réunion, les dirigeants du G8 ont confirmé des apports supplémentaires de près de 1,5 milliards de dollars pour répondre aux besoins humanitaires de la Syrie et de ses voisins. Nous reconnaissons que des contributions supplémentaires seront nécessaires compte tenu de l'ampleur du défi. Nous exhortons les autres pays et les organisations à prendre des engagements similaires. Nous appelons les organisations humanitaires à avoir un accès immédiat pour fournir une assistance humanitaire à tous les civils dans le besoin, conformément aux principes humanitaires du droit international, en particulier dans les zones les plus touchées comme Qusayr.

84 (traduction non officielle). Nous demeurons résolus à parvenir à une solution politique à la crise fondée sur une vision unie, solidaire et démocratique en Syrie. Nous appuyons fermement la décision d'organiser dès que possible la Conférence de Genève sur la Syrie pour mettre pleinement en œuvre le communiqué de Genève du 30 Juin 2012, qui énonce un certain nombre d'étapes clés commençant par un accord sur un organe de transition avec les pleins pouvoirs exécutifs, formé par consentement mutuel. Comme le dit le communiqué de Genève, les services publics doivent être préservés ou restaurés. Cela inclut les forces militaires et les services de sécurité. Cependant, toutes les institutions gouvernementales et les bureaux de l'Etat doivent fonctionner conformément aux normes sur les droits professionnels et humains, permettant l'exploitation sous une direction supérieure qui inspire la confiance du public, sous le contrôle de l'organe de transition.

85 (traduction non officielle). Les deux parties à la Conférence doivent s'engager sérieusement et de manière constructive. Elles doivent être pleinement représentatives du peuple syrien et s' engager à la mise en œuvre du Communiqué de Genève et à la réalisation de la stabilité et de la réconciliation. Nous allons collaborer activement avec les parties afin de parvenir à des résultats positifs.

86. We are deeply concerned by the growing threat from terrorism and extremism in Syria, and also by the increasingly sectarian nature of the conflict. Syria must belong to all Syrians, including its minorities and all religious groups. We call on the Syrian authorities and opposition at the Geneva Conference jointly to commit to destroying and expelling from Syria all organisations and individuals affiliated to Al Qaeda, and any other non- state actors linked to terrorism. We will support UN planning for Syria’s transition, recovery, and reconstruction needs, in particular by maintaining continuity of state institutions during transition and helping to ensure that the security forces are effective, accountable and able to deal with the threat of terrorism and extremism.

87. We condemn any use of chemical weapons in Syria and call on all parties to the conflict to allow access to the UN investigating team mandated by the UN Secretary-General, and drawing on the expertise of the Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW) and World Health Organisation (WHO), in order to conduct an objective investigation into reports of use of chemical weapons. The UN team should make their report and deliver it to the UN Security Council for their assessment. We are determined that those who may be found responsible for the use of chemical weapons will be held accountable. We emphasise the need for the secure and safe storage of all chemical weapons in Syria, pending their destruction under international verification. We also condemn in the strongest possible terms all human rights violations and abuses in Syria, committed by anyone, including indiscriminate attacks on civilians. We call on all sides to respect international humanitarian and human rights laws, noting the particular responsibility of the Syrian authorities in this regard.

86 (traduction non officielle). Nous sommes profondément préoccupés par la menace croissante du terrorisme et de l'extrémisme en Syrie, et aussi par la nature de plus en plus "sectaire" (ou "communautaire") du conflit. La Syrie doit appartenir à tous les Syriens, y compris aux minorités et à tous les groupes religieux. Nous appelons les autorités syriennes et l'opposition à la Conférence de Genève à s'engager conjointement  à détruire et à expulser de la Syrie  toutes les organisations et individus affiliés à Al-Qaïda et à d'autres acteurs non étatiques liées au terrorisme. Nous allons appuyer une planification des Nations Unies pour la transition en Syrie, pour un retour à une situation normale et répondant aux besoins de reconstruction, notamment par le maintien de la continuité des institutions de l'État pendant la transition et pour aider à faire en sorte que les forces de sécurité soient efficaces, responsables et capables de faire face à la menace du terrorisme et de l'extrémisme.

 

87 (traduction non officielle). Nous condamnons toute utilisation d'armes chimiques en Syrie et appelons toutes les parties au conflit à autoriser l'accès à l'équipe d'enquête de l'ONU mandatée par le Secrétaire général, et en s'appuyant sur l'expertise de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin de mener une enquête objective sur les rapports d'utilisation d'armes chimiques. L'équipe de l'ONU devrait rendre son rapport et le remettre au Conseil de sécurité de l'ONU pour une évaluation. Nous sommes déterminés à ce que ceux qui pourraient être jugés responsables de l'utilisation d'armes chimiques soient tenus pour responsables. Nous soulignons la nécessité d'un stockage sécurisé et sûr de toutes les armes chimiques en Syrie, en attendant leur destruction sous contrôle international. Nous condamnons également dans les termes les plus forts possibles toutes les violations des droits humains et les violations commises en Syrie, par quiconque, y compris les attaques aveugles contre des civils. Nous appelons toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et des droits humains, soulignant la responsabilité particulière des autorités syriennes à cet égard.

FRANÇOIS HOLLANDE PLUTÔT CONVAINCANT SUR CAPITAL

Publié le 16/06/2013 à 23:02 par joelmekhantar

L'émission de Capital de ce soir a permis au Chef de l'Etat d'expliquer la politique mise en œuvre d'une façon à la fois très pédagogique et très volontariste. Dans la forme, l'exercice était plutôt réussi et sur le fonds également.

Il faut particulièrement retenir cette confiance communicative du Président de la République dans la capacité de la France et de nos concitoyens à "bâtir ensemble" cet avenir meilleur qui ont conduit la majorité des électeurs à vouloir le changement il y a un an.

Dans cet exercice, il n'y a pas de fatalité à faire une sorte de complexe par rapport à l'Allemagne dont le Président a souligné qu'elle faisait des réformes depuis 10 ans alors que la France vient seulement de commencer depuis 1 an.

Il est vrai que le différentiel avec nos voisins s'est creusé de façon inquiétante sous le précédent quinquennat mais qu'il n'y a pas de complexe à faire lorsque les entreprises innovent à l'exemple de l'entreprise Manitou mise en évidence par le reportage.

Même dans la machine-outil, pourtant domaine de prédilection de l'Allemagne, des PME françaises qui ne disposent pas des mêmes moyens (exemple de l'entreprise chalonnaise Escoffier) arrivent à tirer leur épingle du jeu.

On a bien compris que le Président de la République est parfaitement dans cette logique et même cette stratégie de conquête de marchés nouveaux sans entrer dans le jeu des déclinologue ni cautionner les discours ringards consistant à opposer des catégories de citoyens aux autres comme par exemple les fonctionnaires aux salariés du privé.

Ténacité, pondération, confiance en l'avenir et en la jeunesse de notre pays, François HOLLANDE trace tranquillement son sillon sans se laisser détourner de sa route avec un cap qui reste fixé sur l'inversion de la courbe du chômage fin 2013.

La démonstration est claire. Les perspectives de croissance actuelles vont apporter mécaniquement un nombre d'environ 150 000 jeunes de plus sur le marché du travail. Les mesures déjà prises devraient permettre d'absorber une partie de cette augmentation mécanique et donc stabiliser ce chômage qui augmente de façon constante depuis non pas 1 mais 5 ans. Après cela, la reprise sans doute timide mais qui viendra dès la fin de l'année civile et plus encore en 2014 devrait donner raison au Président de la République.

Beaucoup de Français commencent d'ailleurs à comprendre que cette politique qui reste vigilante en matière de dépense publique mais volontariste en matière de relance (par exemple, l'affectation aux investissement d'après demain d'une partie des participations financières de l'Etat lorsqu'elles sont suffisamment valorisées) économique va finir par porter ses fruits tout en étant plus juste et plus équitable.

Sans doute l'Europe devrait-elle nous aider à aller plus loin en ce domaine avec des Régions en France clairement recentrées sur le développement économique et la formation.

L'impression d'ensemble laissée par l'intervention de François HOLLANDE dans Capital est bien celle du sérieux sans arrogance d'un Président qui reste pleinement mobilisé sur l'emploi.

"D'abord l'emploi" a répété François HOLLANDE, reprenant un vieux slogan Mitterrandien et montrant ainsi que chaque fois que la gauche est au pouvoir c'est d'abord sur cette question qu'elle est finalement toujours jugée.

 

 

LES CONSÉQUENCES NATIONALES DE VILLENEUVE-SUR-LOT

Publié le 16/06/2013 à 20:41 par joelmekhantar

La presse annonce l'élimination du candidat socialiste du 2e tour de l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot. Au-delà de la conséquence locale, si cette annonce est confirmée elle aura pour effet de réduire d'une unité le groupe socialiste qui, jusqu'ici, comptait 292 membres (276 députés + 16 membres apparentés). Le PS, associé au PRG, avait pratiquement la majorité absolue de 289.

Avec un député de moins, il perd mathématiquement cette majorité absolue qu'il retrouve avec l'appui des 3 députés MRC, membres du groupe SRC. Cela n'a pas une grande incidence dans la mesure où Jean-Pierre CHEVÈNEMENT a déjà fait savoir qu'en tant qu'aiguillon républicain de la majorité ses députés continueraient à siéger au sein du groupe SRC où ils ont bénéficié d'une liberté d'expression tout en jouant la fidélité à François HOLLANDE.

Néanmoins même si ce n'est absolument pas d'actualité, en 2013, la logique que l'on a pu connaître entre 1997 et 2002 d'un groupe RCV (Radical Citoyen et Vert) reste désormais objectivement, possible.

Cela ne sera pas le cas en 2013 mais il faudra nécessairement une grande coordination entre toutes les formations majoritaires pour faire réussir la gauche au Gouvernement. Les Français sont critiques et c'est normal mais déjà ils semblent prendre la mesure du sérieux de l'action en cours même si, ça et là, on aimerait parfois (comme dans le cas de Florange), que le Gouvernement affirme plus nettement encore qu'il est bien au service des Français et en particulier de ceux qui sont le plus exposés à la crise.

Il faut retrouver cette gauche qui sait parler à tous et en particulier au monde ouvrier comme savait si bien le faire,  en son temps, Pierre MAUROY. Il faut expliquer les choses aux Français des classes moyennes qui ont également l'impression qu'ils vont être les seuls à payer l'endettement que la droite a plus que doubler en moins de 5 ans.

 

POLITIQUE DE LA VILLE : LA NOUVELLE GÉOGRAPHIE PRIORITAIRE

Publié le 15/06/2013 à 11:51 par joelmekhantar

 

Discours de François LAMY le 10 juin 2013

 

Présentation de la méthodologie retenue pour définir la nouvelle géographie

prioritaire de la politique de la ville

 

Mesdames, Messieurs,

Merci de votre présence ce matin, qui marque une nouvelle étape du travail engagé par le ministère de la Ville dans le cadre de la réforme de la politique de la ville. J’ai souhaité en effet pouvoir vous présenter la méthodologie de la nouvelle géographie prioritaire, dont les simulations sont actuellement toujours en cours et devraient aboutir dans le courant de l’été. Une nouvelle géographie qui se veut simple, lisible, objective...et donc transparente.

Vous le savez, la large concertation menée entre octobre 2012 et janvier 2013, avec quelques 200 acteurs de la politique de la ville, dans toute leur diversité, a notamment conclu à la nécessité d’actualiser et de recentrer la géographie prioritaire de la politique de la ville.

La géographie actuelle est en effet le fruit de deux décennies, voire plus, de zonages et autres dispositifs, accumulés au fil des années.Des 39 quartiers des opérations « Habitat et Vie Sociale » (HVS) en 1977, aux 148 quartiers en Développement Social des Quartiers (DSQ) en 1982, aux 751 zones urbaines sensibles de 1996, nous sommes aujourd’hui arrivés à 2492 quartiers CUCS. C’est cette sédimentation qui aujourd’hui interroge la pertinence et l’efficacité des zonages. Elle a conduit à la dilution et au saupoudrage des moyens, qui aujourd’hui pénalisent l’ensemble des quartiers et des actions qui y sont conduites. Ce qui n’est pas acceptable pour une politique de solidarité nationale.

Les nombreux acronymes - qui sont une marque de fabrique pour la politique de la ville - témoignent de la multiplicité des périmètres, des zonages, des modalités d’intervention et des avantages qui y sont attachés. A l’évidence, cette réforme de la géographie prioritaire est aussi avant tout une simplification de l’action publique.

Il est tout aussi paradoxal d’avoir aujourd’hui l’une des politiques publiques les plus observées et évaluées, mais qui s’applique sur des périmètres qui n’ont jamais été révisés depuis 20 ans. Pensez que depuis 1996, si de nombreux territoires sont entrés en politique de la ville, aucun n’en est jamais sorti ; aucun pratiquement n’a même vu son périmètre redécoupé. La France, notamment urbaine, a pourtant profondément évolué démographiquement, économiquement, institutionnellement, culturellement,...mais pour la politique de la ville, tout se passe comme si nous étions encore dans la France du milieu des années 90.

Accumulation, illisibilité et immobilité sont des freins évidents pour l’efficience de cette politique.

La concertation nationale a porté l’exigence d’une géographie simplifiée, jusque dans son critère. Les discussions ont conduit à mettre en avant un critère unique et révélateur des différents types de précarité et difficultés concentrées sur un territoire : la part de populations à bas revenus. La présentation qui va vous être faite explicitera cette proposition issue de la concertation que j’ai décidé de mettre en œuvre.

Mais au-delà des aspects particulièrement techniques de cette réforme, c’est bien la philosophie même de la politique de la ville qui est mise en lumière dans les choix qui sont faits. Je l’ai souvent dit : nous n’inventons pas une nouvelle politique de la ville. Nous lui redonnons son ambition première. C’est vrai pour la levée du droit commun. C’est vrai pour la mobilisation de l’ensemble des acteurs sur un projet de territoire partagé. C’est vrai, aussi et surtout, pour les objectifs qui justifient son existence même.

Car la politique de la ville est une politique de cohésion sociale et urbaine, qui se fixe pour objectifs de résorber les inégalités sociales et territoriales criantes, en s’attaquant aux concentrations urbaines de pauvreté. Ces concentrations traduisent évidemment un faisceau large de problématiques et de difficultés, inhérentes aux classes populaires : le décrochage scolaire par exemple est plus fort dans ces quartiers ; les difficultés d’accès à l’emploi y sont nettement plus marquées à cause du déficit de formation, de l’absence de réseau et de surcroît par la stigmatisation à l’adresse ou à cause de l’origine réelle ou supposée. La pauvreté sous toutes ses formes engendre malheureusement la pauvreté dans toutes ses formes. C’est cette spirale vicieuse à laquelle entend s’attaquer la politique de la ville.

C’est pour cela que les lois d’orientation pour la ville de 1991 et du pacte de relance pour la ville de 1996 détaillaient des objectifs de diversité de l'habitat et de mixité sociale, de lutte contre les phénomènes d'exclusion dans l'espace urbain et d'insertion professionnelle, sociale et culturelle des populations habitant dans les quartiers de la politique de la ville. La politique de la ville est une politique réparatrice, de lutte contre les fractures urbaines et contre les ségrégations sociales.

Elle est également une politique territorialisée, qui agit dans une grande diversité de quartiers de notre pays.

Il y a évidemment les quartiers malheureusement « historiques » de la politique de la ville. Ces quartiers trop souvent résumés de manière restrictive, voire stigmatisante dans l’appellation de « banlieue ». Ces quartiers ont profondément évolué, notamment avec la rénovation urbaine. Mais malheureusement, et vous le constaterez dans la future géographie, beaucoup reste encore à y faire. En matière urbaine bien sûr. Mais surtout en matière de cohésion sociale, de lutte contre les discriminations et d’intégration. Nous devons évidemment poursuivre l’effort de rénovation du bâti et des espaces publics dégradés de ces quartiers ; mais nous devons aussi nous préoccuper de ceux qui vivent dedans.

La politique de la ville concerne aussi bien d’autres quartiers. Il y a des visages que l’on préfère montrer, car ils sont spectaculaires. Il y en a d’autres, silencieux, que l’on préfère laisser dans l’ombre médiatique. Ce pays ne se résume pourtant pas aux grandes agglomérations urbaines d’un côté et aux territoires ruraux de l’autre. Il y a une France entre ces deux mondes. une France urbaine en milieu rural, une France périurbaine, une France ultra-marine aussi, qui ne fait peut-être pas autant parler d’elle dans la presse, mais que nous ne devons pas oublier pour autant. Bien sûr, cette France des petites villes et des villes moyennes ne connaît peut-être pas la même intensité de difficultés qu’en périphérie des grandes agglomérations, encore que cela demande à être vérifié. Mais cette France est celle éloignée de la dynamique économique des métropoles ; elle est celle qui aujourd’hui qui, souvent, ne pourrait survivre sans la puissance publique et aux services publics.

D’ailleurs, aujourd’hui, 6 communes sur 10 en politique de la ville ont moins de 20 000 habitants, 1/3 ont moins de 10 000 habitants, et plus de 4 intercommunalités sur 10 concernées sont des communautés de communes, autrement dit, des territoires à dominante rurale.

Je souhaite donc qu’à l’occasion de cette réforme, nous rétablissions la vérité sur ce qu’est le cadre de vie des habitants des quartiers populaires, et, à travers lui, sur les différents visages des territoires en difficulté de notre pays.

Ma mission, dans cette réforme, c’est aussi de rappeler cette réalité, dans toute sa diversité. Car de cela dépend la capacité de ce pays à ne plus stigmatiser les quartiers populaires et leurs habitants, à ne plus les réduire de manière péjorative au terme de banlieue. Reconnaître cette diversité, c’est aussi refuser que l’on oppose un territoire à un autre, dont la situation et les difficultés seraient a priori moins importantes.

Ce n’est pas un hasard si le ministère délégué à la Ville se trouve aujourd’hui dans le ministère à l’égalité des territoires. Cette réforme de la géographie prioritaire et son critère central de revenu des habitants, va, dans la justice, réaffirmer l’exigence républicaine que porte ce ministère. Car l’égalité des territoires pour la politique de la ville, doit se réaliser entre les villes, quelle qu’elles soient, où qu’elles se trouvent. Cette égalité des territoires doit aussi se réaliser à l’intérieur de chacune d’entre elles, entre les quartiers, entre leurs habitants. C’est l’ambition de cette réforme que de remettre la question sociale au cœur de notre démarche territoriale.

Pour conclure, car il faut que les choses soient dites clairement : réviser la géographie prioritaire, cela signifie que des quartiers et des villes n’y figureront plus demain. Il y a eu un projet de réforme de la politique de la ville en 2009. Mais il n’a pas été finalisé faute de courage politique. Et je le regrette. La politique de la ville aurait pu gagner 4 ans. Cette réforme en 2013, nous allons, la conduire à son terme. Tout simplement parce qu’elle est indispensable.

Certaines villes n’y figureront plus, parce qu’objectivement, rien ne justifiait qu’elles y entrent hier. Et rien de plus ne justifie qu’elles y restent aujourd’hui.

Certaines villes n’y figureront plus, parce que l’investissement ciblé a porté ses fruits, parce que la concentration de moyens combinée au travail des acteurs locaux sont parvenus à réduire les inégalités et à améliorer le cadre et les conditions de vie des habitants. Et je le redis : pour moi, une équipe municipale devra être fière d’avoir obtenu ces résultats.

La géographie prioritaire n’est pas un label que l’on défend à tout prix de décennies en décennies. Je le redis : l’objectif de la politique de la ville, ce n’est pas d’y rester, mais bien d’en sortir.

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GRÈCE : LA DICTATURE DU CAPITAL !

Publié le 12/06/2013 à 00:59 par joelmekhantar
GRÈCE : LA DICTATURE DU CAPITAL !

La brusque fermeture de la télévision hier soir se traduit déjà par des flots de gens qui se rendent au siège d'ERT (la radio télévision publique) par solidarité avec les 2 656 salariés qui viennent d'apprendre brusquement ce soir leur licenciement ! Jamais la Grèce n'avait été privée d'une télévision et d'une radio publiques depuis la dictature des colonnels. La situation que connaît aujourd'hui la Grèce pour répondre aux éxigences du capital. Pourtant cette mesure brutale prise ce soir pourrait être le véritable déclencheur d'une Révolution en Europe.

Comment dans le berceau de la démocratie le capitalisme pourrait-il mettre un Peuple à genoux ?

Cela ne se produira pas.

Déjà des centaines de citoyens des partis de gauche et des syndicats convergent pour s'unir aux employés qui occupent l'immeuble de la télévision grecque. Il est fort à parier que la nuit sera longue et mouvementée.

Les Grecs ont la lourde responsabilité de montrer à la face du monde que le pouvoir du Peuple est plus fort que celui du capital dès lors que le Peuple a compris où se trouve son intérêt. C'est peut être le choc inattendu que produira cette mesure brutale de réponse à la dictaure du capital, mesure de fermeture de l'information publique dont la violence symbolique est inouïe et inacceptable. 

MARDI 11 JUIN : LA GRÈCE COUPE LA TÉLÉ PUBLIQUE !

Publié le 12/06/2013 à 00:52 par joelmekhantar

Pliant aux exigences de la troïka la Grèce vient de décider brutalement de se séparer de son secteur audiovisuel public (radio et télévision).

Pour faire des économies, le gouvernement grec a annoncé, mardi 11 juin, la fermeture immédiate du groupe audiovisuel public ERT "à la clôture des programmes". La diffusion d'ERT s'est arrêtée vers 22h30, heure de Paris, quelques heures seulement après l'annonce de la décision. "La diffusion d'ERT s'arrêtera après la fin des programmes ce soir", avait déclaré le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, soulignant qu'ERT, composé notamment de trois chaînes et d'une radio publiques employant plusieurs milliers de personnes, constitue "un cas exceptionnel d'absence de transparence et de dépenses incroyables. Et tout ceci prend fin maintenant".

source : FranceTvInfo

HOMMAGE NATIONAL À PIERRE MAUROY / COMMUNIQUÉ R.S.

Publié le 10/06/2013 à 20:44 par joelmekhantar

COMMUNIQUE

 

Demain, mardi 11 juin,

un hommage national sera rendu aux Invalides, à Pierre Mauroy.

 

République et Socialisme a  appris  avec  émotion  le  décès   de  Pierre  Mauroy  et  rend  hommage à  celui   en  qui   le  peuple   avait  placé beaucoup d'espoirs avec l'arrivée au pouvoir de la gauche le 10 mai 1981.

Notre analyse sur la stratégie de transformation de la société reste  aux antipodes de  l’approche sociale-démocrate que revendiquait  Pierre Mauroy. Cependant Pierre Mauroy reste le Premier ministre de l’abolition de la peine de mort, de la réduction du temps de travail, de la 5ème semaine de congés payés, de la retraite à 60 ans, des nationalisations, de l'extension des droits des salariés, de l'augmentation du SMIC ; toutes  ces  mesures  progressistes   bien  éloignées de l'actuelle orientation gouvernementale. 

République et Socialisme s'incline devant la mémoire de celui pour lequel "ouvrier n'est pas un gros mot" et qui considérait que la retraite à 60 ans était "une avancée de la civilisation".

Paris le 10 Juin 2013

Le Secrétaire Général

Lucien Jallamion

 

 

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LA DISSOLUTION DES GROUPES DE COMBAT ET MILICES PRIVÉES

Publié le 09/06/2013 à 10:18 par joelmekhantar

La mort de l'étudiant Clément MÉRIC relance la question de la dissolution des groupes et mouvements de crânes rasés, proches d'une extrême droite dont ils assurent parfois le service d'ordre. Parmi ces groupes, le mouvement "Troisième voie" dont seraient sympathisants les personnes arrêtés à la suite de la mort de Clément MÉRIC (voir France 3 Bretagne) et les JNR sont sous la menace d'une dissolution par un décret du Président de la République à la suite d'une procédure engagée par le Gouvernement.

Dès lors, au-delà des questions de droit pénal de cette affaire, il est important de faire le point sur ce que prévoit le droit public républicain pour protéger la société contre les exactions des milices et des groupes organisés.

Pour cela, il faut remonter à la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées. Comme le rappelle un rapport du Sénat sur une proposition de loi visant à compléter cette loi en 1998 (voir ici) : 

 

La loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et les milices privées a été adoptée dans le contexte très particulier de l'agitation entretenue dans la décennie précédant le dernier conflit mondial par des associations ou groupements de fait communément qualifiés de ligues.

La loi du 10 janvier 1936 a introduit une exception à la liberté d'association résultant de la loi du 1er juillet 1901 en permettant la dissolution administrative de groupements présentant certaines caractéristiques énumérées par l'article 1er. Il s'agit de groupements :

- qui provoqueraient à des manifestations armées dans la rue ;

- ou qui, en dehors des sociétés de préparation au service militaire agréées par le Gouvernement, des sociétés d'éducation physique et de sport, présenteraient, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ;

- ou qui auraient pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire national ou d'attenter par la force à la forme républicaine de Gouvernement.

La loi du 10 janvier 1936, pourtant fortement marquée par les circonstances ayant présidé à son adoption, a survécu à ces événements et a même été complétée à plusieurs reprises par la suite. Ainsi, d'autres groupements peuvent aujourd'hui être dissous en application de cette loi. Il s'agit des groupements :

- dont l'activité tendrait à faire échec aux mesures concernant le rétablissement de la légalité républicaine (ordonnance du 30 décembre 1944) ;

- ou qui auraient pour but soit de rassembler des individus ayant fait l'objet de condamnation du chef de collaboration avec l'ennemi, soit d'exalter cette collaboration (loi du 5 janvier 1951) ;

- ou qui, soit provoqueraient à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence (loi du 1er juillet 1972) ;

- ou qui se livreraient, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l'étranger (loi du 9 septembre 1986).

La dissolution est prononcée par décret du président de la République rendu en conseil des ministres. Le décret portant dissolution d'une association ou d'un groupement de fait est susceptible d'un recours en annulation porté devant le Conseil d'Etat.

Par ailleurs, deux articles du nouveau code pénal ont un lien direct avec la loi du 10 janvier 1936. L'article 431-15 incrimine le fait de participer au maintien ou à la reconstitution d'une association ou d'un groupement dissous en application de la loi du 10 janvier 1936. L'article 431-17 incrimine pour sa part le fait d'organiser le maintien ou la reconstitution d'un groupe de combat dissous en application de la même loi.

Un grand nombre de groupements et d'associations ont été dissous en application de la loi du 10 janvier 1936. On peut citer naturellement les ligues des années trente telles que les Croix de feu, mais aussi la ligue communiste (juin 1973), le Service d'action civique (août 1982), l'association " Ordre nouveau " (juin 1973), le mouvement corse pour l'autodétermination (janvier 1987), le Comité du Kurdistan (décembre 1993)...

Aujourd'hui après des révisions qui n'en ont pas changé l'esprit et les principales dispositions, cette loi a été incorporée à l'article L 212-1 du Code de la sécurité intérieure par l'ordonnance n° 2012-351 du 12 mars 2012. 

Selon cet article :

 

Sont dissous, par décret en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait :

1° Qui provoquent à des manifestations armées dans la rue ;

2° Ou qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées ;

3° Ou qui ont pour but de porter atteinte à l'intégrité du territoire national ou d'attenter par la force à la forme républicaine du Gouvernement ;

4° Ou dont l'activité tend à faire échec aux mesures concernant le rétablissement de la légalité républicaine ;

5° Ou qui ont pour but soit de rassembler des individus ayant fait l'objet de condamnation du chef de collaboration avec l'ennemi, soit d'exalter cette collaboration ;

6° Ou qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence ;

7° Ou qui se livrent, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l'étranger.

Le maintien ou la reconstitution d'une association ou d'un groupement dissous en application du présent article, ou l'organisation de ce maintien ou de cette reconstitution, ainsi que l'organisation d'un groupe de combat sont réprimées dans les conditions prévues par la section 4 du chapitre Ier du titre III du livre IV du code pénal.

On le voit cet article ne dispose pas "peuvent être dissous" mais bien "sont dissous", ce qui donne une compétence liée pour le Président de la République à l'encontre de tout groupement qui, indépendemment même de tel ou tel fait divers, présentent l'une des caractéristiques énumérées à l'article précité.

Il y a donc bien compétence liée pour dissoudre de tels groupes mais on peut légitimement se poser la question de la mise en œuvre de cette obligation  dans l'hypothèse où le Président de la République s'abstiendrait de prendre un tel décret en conseil des ministres.

Attaquer devant la juridication administrative, en l'occurence le Conseil d'Etat, la décision de refus implicite ou explicite du Président de la République à la suite d'une demande faite en ce sens par un citoyen, une victime ou ses ayant droits, ou une personne morale (parti politique, syndicat, association,...) qui aurait un intérêt à agir en ce sens, se heurterait très certainement à la fameuse théorie de "l'acte de gouvernement" qui malgré parfois les prescriptions souvent claires du droit, permet au juge de prétexter du caractère ou du mobile politique et non administratif pour s'abstenir de se prononcer en droit.

L'Etat de droit républicain peut ainsi se trouver mis entre parenthèses par l'abstention du juge, succédant aux hésitations du pouvoir politique. A notre sens, ce dernier n'a pourtant, dans les hypothèses de l'article L 212-1, aucune marge de manœuvre et se doit donc d'agir fermement selon la formule de SAINT-JUST :

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté !"

 

 

 

PIERRE MAUROY : LA DISPARITION D'UN GÉANT

Publié le 07/06/2013 à 17:15 par joelmekhantar
PIERRE MAUROY : LA DISPARITION D'UN GÉANT

Crédit photo : Joël MEKHANTAR : Souvenir du 18 avril 2007 avec Pierre MAUROY avant le meeting de Nevers en soutien à Ségolène ROYAL candidate à l'élection présidentielle.

L'ancien Premier Ministre Pierre MAUROY est mort ce vendredi 7 juin 2013 à l'âge de 84 ans.

Pierre MAUROY restera le symbole de la concrétisation dans l'action gouvernementale de la victoire du Peuple de gauche avec François MITTERRAND en 1981.


Matignon : passation des pouvoirs entre Raymond... par ina

Nous gardons le souvenir d'un géant de la politique française dont la voix forte portait et transportait son auditoire comme le 18 avril 2007 lors du meeting de Nevers en soutien à la campagne présidentielle de Ségolène ROYAL.

A cette occasion il était très intimidant d'intervenir dans ce meeting bondé en terre Mitterrandienne, juste avant celui qui avait conduit la grande politique économique et sociale de la France du début des années 80.Très protecteur et indulgent Pierre MAUROY m'avait alors dédicacé l'ouvrage "La Nièvre, le pays de ma vie" François MITTERRAND (Histoire de Nièvre 1946-1996) édité par La Fabrique.

Nous ne sommes pas d'accord avec la dérive libérale suivie au nom de l'Europe par de nombreux socialistes. Pierre MAUROY faisait partie de ces socialistes européens qui ont déifié l'Europe mais, contrairement à beaucoup d'autres, il le faisait non pas tant par contamination de l'idéologie libérale dominante que par la nécessité de promouvoir un continent de Paix et de progrès social.

Le Peuple perd une grande et chaleureuse voix républicaine qui a fait progresser la France avec la gauche alors puissamment ancrée dans le monde ouvrier.