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joelmekhantar
Description du blog :
L'espace citoyen à partager à gauche sur les valeurs de la République !
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
26.01.2008
Dernière mise à jour :
14.11.2009

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RENDRE L'ECOLE OBLIGATOIRE DÈS L'ÂGE DE 3 ANS !

Publié le 14/11/2009 à 15:47 par joelmekhantar
Les rencontres organisées par les socialistes de "l'Espoir à gauche "à Dijon ont donné lieu à deux images assez inattendues.

Première image : qui aurait pensé, il y a quelques années, voir face à face à déjeuner entre Robert Hue et Marielle de Sarnez ? Tel est pourtant ce qui s'est passé cette mi-journée à l'occasion du déjeuner.

Par ailleurs, alors qu'elle déjeunait à une table différente de celle des organisateurs du rassemblement Ségolène Royal dont la presse se plaît à dire qu'elle n'était pas invitée, a reçu un accueil triomphal plus que chaleureux de la part de la base des militants de gauche.

La deuxième image marrante du déjeuner est lorsque profitant de l'absence momentanée de Vincent Peillon, la candidate de la gauche à la dernière présidentielle est venue lui souffler sa place !

Peut être les observateurs attentifs retiendront-ils ces petits faits, toujours croustillants, qui font vendre du papier.

Le plus important de ce rassemblement n'est pas là mais reste le débat de fond sur l'école.

L'atelier n° 1 auquel nous avons participé était de ce point de vue plus qu'intéressant. Il portait sur "Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves ?"

A quand un programme commun des syndicats sur l'école ? Telle était l'une des questions posées par une intervenante de la salle à tous les leaders syndicaux de premier plan du système éducatif qui se trouvaient à la tribune. Evidemment des leaders nationaux de la FSU au SNALC en passant par l'UNSA et la CFDT, il n'y eut pas de réponse autre que celle de la poursuite du débat intersyndical pour avancer.

Parmi les propositions concrètes évoquées lors du débat Gérard Aschieri de la FSU a évoqué l'extension de l'obligation scolaire jusqu'à 18 ans. Pour notre part, nous avons fait la proposition de l'obligation scolaire dès l'âge de 3 ans. En effet, la République commence à l'école et l'école doit être la même pour tous, et ce dès le plus jeune âge. L'absence d'obligation scolaire des 3 ans conduit à développer des formes de socialisation des jeunes enfants dans lesquelles le service public est en concurrence avec les jardins d'éveil. De nombreux jeunes dans les campagnes ou dans les villes n'ont pas toujours accès à l'école maternelle. A terme, si l'on tient compte de la privatisation de l'enseignement supérieur, c'est l'éducation qui sera grignotée par les deux bouts du système.

Les jeunes enfants ne seront pas automatiquement scolarisés dans le service public tant qu'il n'existera pas d'obligation scolaire des 3 ans.
Mettre cette proposition de rendre l'école obligatoire dès l'âge de 3 ans dans le programme de la gauche pour 2012 est un devoir républicain.
C'est ce que nous avons soulevé dans le débat de cet atelier.


ÉCOLE : LARGE RASSEMBLEMENT DES COMMUNISTES AU MODEM À DIJON

Publié le 14/11/2009 à 09:45 par joelmekhantar
Autour du courant "l'Espoir à gauche" de Vincent Peillon et François Rebsamen, des personnalités de la gauche et du centre se réunissent pour débattre et avancer sur un sujet capital celui de l'Ecole. Selon les propos de Vincent Peillon, repris dans Ouest France : « Il s'agit de montrer que, sur un sujet fondamental, l'école, nous sommes capables de construire une position politique commune ». S'il y a un accord allant de Robert Hue (ancien secrétaire général du PCF et sénateur PCF) à Marielle de Sarnez (N° 2 du Modem) en passant par le PRG (Christiane Taubira, ex candidate radicale de gauchhe à la présidentielle), les socialistes de l'Espoir à gauche auront montré qu'il est possible d'enclencher une dynamique sur une question fondamentale pour l'avenir de la République. La République commence à l'école et qui que soit l'adversaire de Nicolas Sarkozy en 2012, il n'y aura pas de refondation républicaine de la gauche sans des positions claires sur l'avenir de l'école. Alors posons une mesure qu'il faut absolument faire sortir dans un programme de gauche pour 2012 : l'obligation scolaire inscrite dès l'âge de 3 ans. Cela permettra de remettre du service public là où la droite, avec des jardins d'éveil, commence à instaurer l'inégalité dès le plus jeune âge. De même revoir la question du collège, maillon faible du système éducatif en France est indispensable. A un moment où la presse ne parle que de la venue de Ségolène Royal cet après midi à Dijon et s'intéresse surtout aux remous que cette réunion suscite dans le microcosme socialiste, il serait plus utile qu'elle s'intéresse au contenu du débat qui devrait être de qualité.



PROGRAMME PREVISIONNEL
Samedi 14 novembre, Palais des Congrès, Dijon

Inscription sur place à l'entrée.

10h : Allocution d'ouverture par François Rebsamen et David Assouline

10h30 : Début des travaux

Atelier N°1 : Comment adapter l'enseignement obligatoire à l'hétérogénéité des élèves?

Modérateur : Daniel Assouline - Ancien directeur de cabinet du ministre délégué à l’enseignement professionnel

Jean-Michel Zakhartchouk - Enseignant de collège en ZEP, Rédacteur aux "Cahiers Pédagogiques"
Dominique Raulin - Directeur du CRDP du Centre, académie d'Orléans-Tours
Pierre Frackowiak - Inspecteur honoraire de l’Education Nationale
Gérard Aschieri - Secrétaire général de la FSU
Thierry Cadart - Secrétaire général du SGEN-CFDT
Aurélie Filippetti - Députée de Moselle
Olivier Lecomte - Professeur à l'école Centrale
Patrick Gonthier - Secrétaire général de la fédération UNSA Education
Albert-Jean Mougin - Vice-président du SNALC (Syndicat national des lycées et collèges)

Le collège « unique » créé en 1975 par la réforme Haby a massivement ouvert la voie du lycée aux jeunes des classes populaires. Mais l’effet conjugué de la difficulté à prendre en compte l’hétérogénéité des nouveaux publics accueillis au collège, et de la difficulté du lycée d’enseignement général à adapter son enseignement à des élèves différents (le taux d’accès au lycée d’enseignement général est inférieur en 2008 à ce qu’il était en 1995) n’a pas permis d’achever la démocratisation de l’accès à l’enseignement secondaire. Si le nombre de bacheliers a triplé durant les années 90 (il stagne autour de 62 % d’une classe d’âge depuis dix ans), c’est essentiellement grâce aux performances des voies technologique et professionnelle qui forment un bachelier sur deux. Les pédagogies reconstructrices et les parcours particuliers offerts aux jeunes dans ces voies ont permis d’élargir l’accueil des élèves de milieux populaires dans le second cycle.

En réalité, l’unicité affichée du collège cache des inégalités qui, si elles ont pu être réduites grâce à l’effort des personnels de l’éducation nationale, sont encore trop importantes : inégalités des conditions d’études, des parcours et des possibilités de réussite. Les experts consultés par le Haut Conseil de l’Evaluation de l’Ecole (HCEE) (« Eléments pour un diagnostic sur l’école ») mettenten évidence « une hétérogénéité très forte, qui implique nécessairement des traitements très différenciés si l’on veut conserver des exigences communes ». La mixité sociale chère à la gauche est devenue une chimère dans une majorité d’entre eux. Ainsi, les collèges d’aujourd’hui ne mènent pas tous les élèves à un socle commun de connaissances et de compétences. Des enseignants du second degré mal préparés à enseigner en collège, des contenus calés dès l’origine sur ceux du lycée d’enseignement général, l’absence d’un accompagnement structuré et pérenne des élèves en difficulté (soutien, études dirigées…) ne permettent pas d’assurer la réussite de tous les élèves.

Ainsi, en attendant « des traitements très différenciés », dont on ne perçoit guère de trace dans la politique budgétaire et éducative du gouvernement, le collège produit son lot d’échecs, de sélection sociale et d’exclusion. Chaque année 130 000 jeunes sortent sans qualification digne de ce nom du système scolaire.

Comment faire du collège unique un collège pour tous valorisant toutes les intelligences ? Comment transmettre un socle commun de connaissances et de compétences à tous les collégiens ? Pour y parvenir, n’est-il pas d’abord nécessaire d’accueillir correctement tous les jeunes qui arrivent de l’école primaire, en rendant moins abrupte la rupture pédagogique de l’école au collège et en leur permettant de compléter leur maîtrise des savoirs élémentaires ? N’est-il pas nécessaire de donner plus de sens aux apprentissages du collège en regroupant les enseignements dans des blocs cohérents tels qu’un enseignement intégré de sciences et de technologie, un enseignement des humanités et un enseignement d’éducation physique et sportive ? Ne faut-il pas diversifier, tout au long des années collège, les méthodes pédagogiques, les modes d’évaluation ; offrir à l’élève la possibilité d’apprentissages liés à ses centres d’intérêt ? Pour lutter contre l’échec scolaire et la déscolarisation, ne peut-on pas valoriser les points forts de chaque élève dans chaque discipline ?

Le recours systématique à l’expérimentation en sciences, aux sorties culturelles, aux laboratoires de langues, l’initiation pratique aux techniques et l’ouverture concrète à des champs professionnels ne devraient-elles pas être proposées à tous les élèves ? Et si l’on veut en finir avec le tri social opéré par le collège entre le lycée d’enseignement général et la relégation en lycée professionnel, ne devient-il pas urgent d’évaluer et de valoriser les capacités de chaque collégien dans ces domaines au même titre que le sont les capacités d’abstraction, de conceptualisation et les acquis culturels classiques ?

Ne peut-on fonder une orientation construite, raisonnée et choisie en fin de collège sur la base de livrets de compétences plus explicites, complets et conséquents que les actuels conseils de classe couperets et livrets scolaires succincts ?

Enfin, comment le collège peut-il répondre de façon efficace à la nécessité d’individualiser les parcours et à la demande de soutien scolaire individuel ?

Atelier n°2 : Comment construire une continuité éducative du tout-petit enfant à la fin de la scolarité élémentaire ?

Modératrice : Colombe Brossel - Adjointe au Maire de Paris chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative

Jeanne Fagnani - Sociologue de la famille et du travail, directrice de recherche au CNRS
Yves Fournel - Adjoint au maire de Lyon chargé de l’éducation et de l’enfance, Président du réseau français des villes éducatrices
Christophe Harnois - Responsable UNSA petite enfance ville de Paris
Dominique Ratia-Armengol - Présidente de l'Anapsype (association nationale des psychologues de la petite enfance)
Jean-Jacques Vlody – Conseiller général de Tampon (Réunion)
Pierre Maurel - Inspecteur général honoraire de l'administration de l'éducation nationale
Claude Pinon - Vice-président de la région Bourgogne
Olivier Ferrand - Président de la Fondation Terra Nova

Il est désormais acquis que les conditions d’accueil de la petite enfance (de 1 à 6 ans) sont déterminantes pour les apprentissages ultérieurs, pour la réussite scolaire et l’intégration. De nombreux sociologues affirment même que, plus qu’au collège ou à l’université, c’est au cours des apprentissages de la petite enfance que l’on acquiert les ressources pour réussir sa carrière dans une société de la connaissance. Ils préconisent à cet effet un transfert massif de ressources vers les crèches et les structures d’accueil de la petite enfance (dans lesquelles il faut inclure les petites sections de maternelles de 3 à 5 ans). Il est vrai que les 6 à 30% de jeunes qui sortent sans qualification des systèmes éducatifs européens selon les pays (15% en France) sont promis pour la plupart à l’exclusion sociale. C’est très pénalisant pour eux et cela pèse lourdement sur les économies et les systèmes de solidarité de nos pays. L’avance prise par les pays scandinaves et leurs réussites incontestables dans ce domaine est à mettre en relation avec un système intégré d’accueil, d’éveil et de préapprentissages des enfants de 1 à 6 ans. En France, seuls 11% des enfants de 1 à 3 ans vont en crèche et on compte en moyenne un enseignant pour 28 enfants à la maternelle, contre un pour 8 en Scandinavie… Dans ces pays, les politiques en faveur de la petite enfance sont conçues comme un moment du processus d’ensemble d’apprentissage tout au long de la vie (le Danemark où les professionnels de la petite enfance sont des « pédagogues », la Suède où les divers services d’accueil s’appellent « pré écoles » et fonctionnent avec des « enseignants préscolaires »). Le système français, lui, est organisé en deux étapes : le premier (3 mois - 3 ans) concentre l’appellation « petite enfance », le second (3 - 6 ans) est conçu principalement comme une préparation à l’école.

Le boom des naissances depuis l’année 2000 dans notre pays pose avec une acuité renouvelée la question du déficit des structures d’accueil de la petite enfance et de l’inadaptation de notre dispositif d’ensemble pour répondre aux enjeux sous-jacents : le travail des femmes, l’égalité professionnelles hommes - femmes, l’éveil, les apprentissages préscolaires, l’intégration et la socialisation des jeunes enfants. Le déficit dans ce domaine, associé à la poussée démographique, entraine une hétérogénéité croissante des jeunes publics accueillis en maternelle et, par effet de propagation, des élèves et des classes de l’école élémentaire. Cette dernière n’arrive plus à gérer cette hétérogénéité ni à réduire de façon sensible le fossé culturel entre les enfants des milieux sociaux et culturels favorisés et ceux des milieux défavorisés. A la fin de l’école élémentaire, ce fossé reste considérable et perturbe toute la scolarité ultérieure, en premier lieu au collège.

La mise en place d’un service public de la petite enfance – qui implique un dispositif, un effort et des moyens nationaux, et non seulement ceux des collectivités locales – peut-il répondre à ce déficit et faciliter l’intégration et la réduction des inégalités culturelles à l’entrée au cours préparatoire ? A quelles conditions peut-il y avoir intégration dans ce nouveau dispositif des structures actuelles d’accueil de la petite enfance et des classes préélémentaires ? Comment construire un continuum pédagogique et éducatif entre ce service public de la petite enfance et l’école élémentaire, de façon à réduire au maximum durant ces parcours les inégalités culturelles issues des inégalités de conditions et d’origines sociales ?


Atelier n°3 : Comment lutter efficacement contre les violences scolaires ?

Modérateur : Jean-Paul Delahaye - Professeur associé à l'Université Paris 5 René Descartes

Eric Debarbieux - Président de l'Observatoire international de la violence scolaire
Philippe Tournier - Secrétaire national du syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN)
Sébastien Clerc - Enseignant en Seine St Denis, auteur de "Au secours ! Sauvons notre école"
Jean-Pierre Mignard - Avocat
Francis Lec - Avocat à la Cour, auteur de "Histoires vraies des violences à l'école"
Nathalie Griesbeck - Députée européenne
Julien Dray - Député de l'Essonne et vice-président de la région Ile de France chargé de la jeunesse

On ne peut aujourd’hui débattre de l’éducation sans aborder la question des violences à l'école qui recouvre des aspects divers : violences contre l’institution scolaire (dégradations, non respect envers la communauté éducative…), attitudes antisociales (incivilités, violences verbales ou physiques), jeux violents, climat d’insécurité dans et aux abords des établissements (phénomènes de bandes, racket, rixes, trafics, consommation de drogues…). Sans exonérer l’école de ses propres responsabilités, il faut bien constater que l’institution scolaire est de plus en plus perméable à la violence de son environnement. Dans un sondage SOFRES réalisé en septembre 2007 pour la presse régionale, la moitié des parents d’élèves et des élèves disaient avoir été confrontés à un problème de violence à l’école. Si les manifestations de cette violence, comme sa gravité, sont très diverses, sa réalité ne peut être contestée. Et ses conséquences sur les conditions mêmes de l’éducation sont considérables. Elle joue un rôle notable, par exemple, dans les stratégies familiales de choix des établissements de leurs enfants. Dans les milieux populaires, les études sociologiques montrent que la violence à l’école est une préoccupation majeure.

Il y a certes toujours eu des violences à l'école, de longue date. Mais comme dans l’ensemble de la société, la question de la violence s’est invitée de manière récurrente dans le débat public sur l’éducation depuis les années 90. La lutte contre les incivilités et contre la violence à l’école fait l’objet de nombreux plans ministériels et interministériels depuis 1992 (un plan tous les deux ans en moyenne !). Malgré cette mobilisation, souvent relancée après des événements dramatiques, les violences verbales ou physiques à l’encontre des enseignants comme les violences entre les élèves demeurent un fléau insupportable.

La statistique des actes violents recensés (11 incidents graves signalés en moyenne pour 1000 élèves d’après le ministère de l’éducation nationale en 2007-2008) cache de grandes disparités sur le territoire. 40 % des établissements ne signalent jamais d’incidents graves. C’est un constat largement partagé dans les établissements : les incidents graves sont heureusement rares, ce sont les incivilités qui s’installent et qui empoisonnement la vie scolaire. Les faits graves se concentrent dans un petit nombre d’établissements et sont plus fréquents dans les collèges et les lycées professionnels des quartiers dits difficiles, davantage exposés que les autres. Mais il faut aussi remarquer que certains établissements « défavorisés » sont peu exposés à la violence scolaire (plus d’un quart d’entre eux n’ont pas signalé d’actes violents en 2007-2008). Les élèves commettent 85 % des incidents graves signalés par les établissements, mais ils en sont également très souvent les victimes. Les atteintes directes aux personnes représentent plus de 80 % des violences graves qui se manifestent, à parts égales, par des violences verbales et des violences physiques. Quel que soit le type d’établissement, la violence verbale est neuf fois sur dix dirigée contre les représentants de l’institution et presqu’exclusivement le fait d’élèves: sont touchés les enseignants (qui représentent un peu plus de 60 %des victimes), mais aussi les personnels de direction, les surveillants, les personnels de service… 15 % des agressions subies par les personnels sont des agressions physiques et 10% sont des atteintes aux biens privés.

Quelles nouvelles pistes pour prévenir et lutter contre la violence à l’école ?
La droite veut faire entrer la police dans les écoles, ne faut-il pas plutôt miser précisément sur la présence humaine d’adultes qualifiés, formés au traitement des incivilités et des violences, au sein des équipes éducatives ? Quelles mesures pour mieux former les personnels pour renforcer leur qualification pédagogique ? Comment assurer le recrutement de personnels qualifiés dans les établissements difficiles et parvenir à une stabilité des équipes pédagogiques déterminante pour prévenir et traiter les phénomènes de violence ?

Comment favoriser le travail d’équipe de tous les personnels dans les établissements et mieux faire travailler ensemble les professeurs, les personnels de direction et tous les autres adultes, conseillers principaux d’éducation, assistants d’éducation… ? Au delà de l’encadrement par la présence humaine, qui est essentielle, comment réaffirmer à l’école l’importance de la règle et renforcer l’éducation au respect des règles collectives ? Quelles sanctions pour les élèves auteurs de violences ?

Souvent après des événements dramatiques, il est proposé ou demandé des systèmes de vidéosurveillance, des fouilles systématiques, des portails de détection… L’efficacité des ces dispositifs a-t-elle été mesurée ?

Comment l’institution scolaire peut-elle mieux travailler avec ses partenaires ? Quels liens avec les parents d’élèves pour une meilleure cohérence dans l’action éducative ? Quels partenariats avec la police, la gendarmerie et la justice ? Quelles articulations avec la politique de la ville ? Quelles relations avec le secteur associatif local ?

Répondre à ces questions sur la violence scolaire, c’est une obligation républicaine élémentaire, mais c’est aussi lutter contre l’inégalité des chances.


13h : Banquet républicain
14h30 : Reprise des travaux

Atelier n°4 : Quels temps pour l’éducation ?

Modérateur: Jean-Louis Bianco - Député et Président du Conseil général des Alpes de Haute Provence

Eric Favey - Secrétaire national de la Ligue de l’Enseignement
Jean-Jacques Hazan - Président de la FCPE
Gilles Moindrot - Secrétaire général du SNUIPP
René Clarisse - Maître de conférence, Laboratoire de psychologie expérimentale de Tours
Najat Belkacem - Adjointe au Maire de Lyon aux grands évènements, à la jeunesse et à la vie associative
David Assouline - Sénateur de Paris
Gabriel Cohn-Bendit - Président des Amis d'Europe Ecologie
Jean-Luc Bennahmias - Député européen

L’organisation du temps dans le système scolaire français non seulement ne tient pas compte des capacités d’attention et des rythmes biologiques des jeunes, mais il ne permet pas d’articuler convenablement les différents temps qui contribuent à l’éducation de la jeunesse : le temps de l’école, les temps des loisirs et de la culture, le temps de la famille, le temps pour soi.

Si, avec 844 heures de classe par an, les écoliers du primaire ont un horaire proche de la moyenne européenne, la manière dont cet horaire est réparti est un non sens. La situation s’est encore aggravée depuis la généralisation de la semaine de 4 jours en 2008. L’écolier français est en effet épuisé par de longues journées de six heures (et encore davantage pour les enfants qui bénéficient de l’aide personnalisée de 2 heures par semaine) réparties en seulement 140 jours de classe (les petits finlandais et les allemands travaillent 180 jours et les anglais 190 jours). Cette organisation néglige à la fois les rythmes naturels des élèves et leurs capacités de travail et est en contradiction totale avec les recommandations unanimes des spécialistes de ces questions.

Dans l’enseignement secondaire la situation n’est pas plus favorable. Une étude de l’OCDE de 2005 montre que la moyenne des heures de cours au sein de l’OCDE est de 908 heures annuelles de cours pour les jeunes de 15 ans. Les élèves français ont la charge de travail scolaire la plus élevée de l’OCDE : 1021 heures par an (893 pour les anglais, 893 h pour les allemands…). Le quotidien des lycéens est une succession de journées de classes chargées commençant à 8h (beaucoup plus tôt pour ceux qui utilisent les circuits transports scolaires), finissant à 17 ou 18h avec une pause de midi de plus en plus réduite. Et il y a encore les travaux personnels à effectuer dans la soirée ou le week-end. Quelle place, en dehors des heures de cours, pour les activités associatives, pour la participation à la vie de son établissement, pour la pratique d’un sport, d’une activité artistique ? Quelle place pour la culture, pour le repos (comme de nombreux médecins l’ont montré, l’insuffisance de sommeil des élèves est devenue un vrai problème) ?

L’objectif de cet atelier est d’explorer des pistes permettant de mieux organiser notre système scolaire pour sortir de cette situation absurde. Faut-il modifier les horaires scolaires actuels ? Et si oui, comment procéder à l’aménagement de la journée, de la semaine, de l’année ? Quelles serait la réforme idéale pour une organisation du temps scolaire qui tienne compte des rythmes de vie des écoliers et qui permette une articulation avec les activités complémentaires proposées notamment par les associations d’éducation populaire ? Quelles variations des rythmes de vie en fonction de l’âge des écoliers? Quels sont les compromis acceptables pour tenir compte des impératifs des adultes (enseignants et parents…), du monde économique (l’industrie hôtelière…) ?

Atelier n°5 : Enseignant demain : quel métier pour quelles missions ?

Modérateur: Robert Rochefort - Député européen

Jean-Louis Auduc - Directeur adjoint de l'IUFM de Créteil
Patrick Rayou - Professeur à l'Université Paris 8
Christian Chevalier - Secrétaire général du SE-UNSA
Frédérique Rolet - Secrétaire générale et porte-parole du SNES-FSU
Philippe Tournier - Secrétaire national du syndicat national des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN)
Manuel Valls - Député-maire d'Evry
François de Rugy - Député de Loire-Atlantique

Relever le défi de la réussite de tous les élèves implique une mobilisation sans précédent des corps enseignants et des personnels d’encadrement. Il exige un suivi individualisé des élèves et donc des temps scolaires plus longs, ainsi qu’une présence plus importante d’adultes dans les établissements, en premier lieu des enseignants. Il serait illusoire de renvoyer cette exigence à un recrutement plus important : le système universitaire est incapable de former en nombre et qualité suffisants les personnes qualifiées nécessaires (quand bien même le pourrait-il, cela étranglerait les besoins de la production et de l’économie, à un moment où les départs à la retraite de cadres vont être de plus en plus massifs). Le système éducatif doit donc trouver l’essentiel des ressources de cet immense effort national en son sein. La République doit proposer à ses corps enseignants et à ses personnels d’éducation un nouveau contrat de progrès. De meilleurs salaires, en échange d’une présence plus longue dans les établissements (en adaptant les locaux). De nouvelles tâches également : le suivi individualisé, le soutien scolaire, la participation aux processus d’orientation et de construction des parcours individuel scolaire et professionnel de chaque élève. Une meilleure reconnaissance de leur utilité sociale et de l’ampleur de leur labeur. De nouvelles modalités de recrutement, associées à un pré recrutement et à une formation initiale rémunérés, ainsi qu’à une formation continuée, afin de répondre aux évolutions du métier et à leurs nouvelles tâches. Une progression de carrière tout au long de leur vie professionnelle et des perspectives de changement de corps, dans leur métier ou pour accéder à des fonctions d’encadrement. Finalement une redéfinition de leur métier et de leurs statuts.

Ces évolutions sont-elles possibles, partant de l’organisation actuelle de notre système éducatif ? Sont-elles souhaitables ? Que nous indiquent sur ces questions les comparaisons internationales ? Faut-il mettre en place un pré recrutement rémunéré pour préparer aux métiers de l’enseignement ? Quelles évolutions cela appelle-t-il pour les concours de recrutement et la formation initiale ? Peut-on continuer à former indifféremment au métier d’enseignant de collège et de lycée général ? Ou faut-il concevoir trois corps parallèles d’enseignants : collège, lycée général, lycée professionnel ; avec des formations initiales adaptées, des formations continues et des passerelles pour passer éventuellement de l’un à l’autre en cours de carrière ?

Une telle évolution doit commencer par une concertation globale avec l’ensemble des acteurs concernés pour établir des diagnostics partagés et définir les objectifs. Une négociation approfondie avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives des personnels pourrait ensuite déboucher sur une contractualisation et un pacte de confiance. Enfin, il reviendrait à la représentation nationale de graver dans une grande loi pour l’éducation l’engagement durable, politique et financier, de toute la nation en faveur de cette refondation républicaine de l’école.

Les organisations syndicales enseignantes sont-elles prêtes à s’engager dans une telle refondation ? Comment l’engager, selon quels rythmes et à quelles conditions ? Quels engagements et garanties de l’Etat sont-ils nécessaires ? Quelles places doivent prendre dans ce processus les jeunes, les familles et les collectivités territoriales ? Comment construire avec ces dernières et les associations de l’éducation populaire le temps éducatif périscolaire ? Comment obtenir la mobilisation de toute la société autour de son école et de sa profonde rénovation ?


16h30 : Table ronde de synthèse et discours de clôture


François Rebsamen, Sénateur-maire de Dijon
Christiane Taubira, Députée de Guyane
Robert Hue, Sénateur du Val d'Oise
Marielle de Sarnez, Député européenne
Daniel Cohn-Bendit, Député européen (vidéo)
Vincent Peillon, Député européen

ACCIDENTS DU TRAVAIL : NON À LA TAXATION DES INDEMNITES !

Publié le 29/10/2009 à 07:44 par joelmekhantar
MEETING UNITAIRE, 3 NOVEMBRE 2009 : Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail*

OBJET : A l'appel de P. Laurent A. Laguiller, J. Fraysse, JC Cambadélis, B. Hamon, M-N. Lienemann, N. Mamère, M. Billard, JL Mélenchon, O. Besancenot, N. Arthaud, Annick Coupé, Eric Beynel, W. Pelletier, G. Filoche... nous vous invitons au _*MEETING UNITAIRE qui se déroulera le 3 novembre, Bourse du Travail, à 18h30, Salle Grande Croizat, 3 rue du Château d'Eau, Métro : République.*_

*La pétition est signable en ligne à l’adresse : http://www.non-taxation-at.net

L'ensemble des signataires ci-dessous de l'appel lancé par la Fondation Copernic "Contre la mesure visant à taxer les indemnités des accidentés du travail", vous invitent au MEETING COMMUN, qui entend contrarier cette mesure particulièrement injuste.

Il se déroulera le mardi 3 novembre, 18h30, à la Bourse du Travail, salle Grande Croizat, 3 rue du Château d'Eau, métro : République.

Parmi les intervenants : Benoît Hamon (porte parole national du PS), Pierre Laurent (coordinateur général du PCF), Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière), Eric Beynel (porte parole national de Solidaires), Martine Billard (députée écologiste), Sandra Demarcq (executif du NPA), Claude Debons (secrétaire national du Parti de Gauche) Gérard Filoche (Inspecteur du Travail, CN PS), Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)
Le vote sur cette disposition législative interviendra le 13 ou le 15 novembre. Le gouvernement vient d'affirmer qu'il s'agissait d'un texte "de justice sociale" ! Il est donc fondamental de ne pas laisser cette mesure obscène annoncée et assumée par le groupe UMP et nombre de ministres, sans résistance large. C'est d'ailleurs pourquoi, se retrouveront là, lors du meeting du 3 novembre, toutes les organisations de gauche.


*Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail*

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n'était qu'une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D'autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécom, ne sont pas reconnus légalement comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d'autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vie que l'organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.

Premiers signataires :

Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS)
Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol)
Olivier Besancenot (NPA)
Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS)
Eric Beynel (porte-parole solidaire)
Michel Bianco (Collectif le travail tue…)
Martine Billard (députée écologiste)
Jean-Jacques Boislaroussie (Alt)
Luc Boltanski (sociologue EHESS)
Gilles Caron (F.O. Banques)
Leila Chaibi (exécutif NPA)
Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS)
Annick Coupé (Solidaires)
Claude Debons (secr nat PG)
Sandra Demarcq (executif NPA)
Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail)
Jacqueline Fraysse (députée PCF 92)
Laurent Garrouste (juriste du travail)
Razzy Hamadi (Secr Nat du PS)
Benoit Hamon (Porte-parole du PS).
Charles Hoareau (CGT Marseille)
Michel Husson (économiste)
Régis Juanico (député PS, Loire, Trésorier national du PS)
Bernard Lacroix (professeur de science politique, membre de l'Institut Universitaire de France)
Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
Pierre Laurent (coordinateur national du PCF)
Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, membre de l'Institut Universitaire de France)
Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu)
Marie-Noelle Lienemann (ancien ministre du logement, députée européen)
Noël Mamère (Député Les Verts)
Philippe Marliére (Universitaire)
Caroline Mécary (Fondation Copernic)
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche)
Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale)
Roland Muzeau (député PCF)
Corinne Nativel (politologue et angliciste, Snesup)
Willy Pelletier (Fondation Copernic)
Christian Picquet (Gauche unitaire)
Jean-Baptiste Prévost (président de l'Unef)
Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII)
Jean-Claude Sandrier (député PCF)
Bob Siné (Siné Hebdo)
Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm)
Alain Vidalies (député PS)

RÉGIONALES BOURGOGNE : QUELLES LISTES À GAUCHE ?

Publié le 25/10/2009 à 22:46 par joelmekhantar
Le PCF vient de décider de ne pas décider en se prononçant pour des listes autonomes du PS avec le Front de gauche au premier tour des élections régionales 2010 mais en laissant la porte ouverte localement à des accords dès le 1er tour avec le PS. Evidemment avec 185 conseillers régionaux actuellement en France, cela incite à la réflexion stratégique à géométrie variable. Bonjour l'ambiance en Bourgogne !

Plus généralement, bonjour l'ambiance aussi sur le positionnement idéologique en vue du second tour. Car au second tour une liste du Front de gauche (PCF-PG...) ne pourra fusionner avec le PS qu'à deux conditions :
- 1° faire plus de 5% condition nécessaire mais non suffisante
- 2° accepter une fusion où le PS sera totalement maître du jeu.

Pour parler plus clairement, cela signifie qu'à plus de 5% (seuil pour pouvoir fusionner) mais à moins de 10% (seuil pour pouvoir se maintenir au second tour), le PCF dans le Front de Gauche sera obligé, d'accepter les conditions du PS : il ne maîtrisera pas les fusions avec le Modem sauf à décider de ne plus avoir d'élus ! S'il veut conserver des élus, il sera donc nécessairement contraint de mettre un peu d'orange dans son rouge ! Tout cela montre qu'il n'y a rien de pire qu'un accord de deuxième tour qui, sous couvert d'un apparent courage idéologique cache, en réalité, une soumission sans condition aux alliances dont le Parti socialiste aura l'entière maîtrise.

Les verts, on le sait, iront au 1er tour de façon autonome du PS. Leur pari est de passer la barre des 10% pour imposer leurs conditions dans d'éventuels accords de second tour. Leurs résultats aux dernières élections européennes en Bourgogne (et un éventuel mais peu probable accord avec le MEI) peuvent leur permettre d'avoir cette ambition.

Quand au NPA on sent bien que son refus de vouloir gérer les régions avec le PS le conduira à adopter également une stratégie autonome de premier tour avant d'appeler à battre la droite, ce qui revient à voter à gauche au second.

On peut donc ce soir penser qu'il y aura à gauche en Bourgogne au moins :
- une liste sortante PS (avec sans doute des militants PCF non ralliés au Front de Gauche si le PCF se prononce pour le Front de gauche),
- une liste Front de gauche (PCF-PG-courant Piquet de l'ex LCR),
- une liste verte écologiste (avec ou sans le MEI).

Des rumeurs d'une liste PRG ont également circulé dans la presse nivernaise. Cela nous semble plus relever de l'intoxication et des gesticulations en vue de la formation des listes que de la réalité. En définitive, nous risquons fort d'assister à une atomisation de ce que nous avions appelé en 2004 "la gauche molle" à côté de laquelle s'ajoutera une liste d'extrême gauche NPA (comme il existait une liste LCR-LO en 2004)

Dans ce contexte, toutes celles et ceux qui se sont sentis proches des valeurs de la République telles qu’elles ont été défendues par le MDC (Mouvement des Citoyens) depuis le début des années 90 (et notamment par Roland Carraz dans notre région) ne s'y retrouveront pas. Pour défendre ces valeurs, aux élections régionales de 2004, nous avions constitué la liste : « La Nouvelle Bourgogne : À gauche pour faire gagner la République – Liste d’initiative citoyenne soutenue par le MRC de Jean-Pierre Chevènement ». Notre liste avait obtenu 17 213 voix soit 2,58% des suffrages exprimés.

Dans cette phase critique, nous persistons plus que jamais à croire qu'il n'y aura pas de vraie refondation de la gauche en tournant le dos à la République.

APPEL À LA MOBILISATION DES CITOYENS ET DES ÉLUS

Publié le 23/10/2009 à 18:43 par joelmekhantar
Appel à la mobilisation des citoyens et des élus de la France

LA DEMOCRATIE, LES TERRITOIRES ET LES SERVICES PUBLICS EN DANGER

Grâce à la décentralisation, les collectivités territoriales ont démontré leur efficacité pour apporter des réponses de proximité aux besoins des Français.
Aujourd’hui, deux projets du gouvernement, un traitant de l’organisation territoriale, l’autre de la fiscalité locale, s’attaquent aux communes, intercommunalités, départements et régions de France. Ils menacent la démocratie locale et les services publics. Ils mettent à mal l’autonomie fiscale et financière des collectivités locales, et donc leur liberté.

Avec ces projets, c’est demain :
- moins de constructions d’écoles, de collèges et de lycées pour nos enfants ;
- moins de transports scolaires, de trains régionaux ;
- moins d’accueil pour la petite enfance, pour les personnes âgées ;
- moins de soutiens aux projets associatifs, à la culture, aux sports …
parce que moins de moyens financiers pour les collectivités.

Qui peut croire que l’urgence est de détruire les services publics de proximité.
L’urgence est ailleurs : l’Etat doit assumer ses propres responsabilités, celles de l’emploi, de la sécurité, de la santé, de la justice, de l’éducation…
Les deux projets du gouvernement remettent en cause notre conception de la France, de la démocratie, de la solidarité.

La République n’est pas qu’un héritage. La République est aussi une promesse qu’il faut faire vivre : en approfondissant notre démocratie et non en restreignant les libertés, en confortant la décentralisation et non en lui faisant un procès infondé.

Les collectivités locales, véritable force économique, démocratique et sociale pour notre pays financent les trois quarts de l’investissement public. La crise actuelle démontre leur rôle majeur.

Les élus Socialistes et Républicains, lancent cet appel afin que les citoyens Français et les élus de la République se mobilisent pour préserver ce qui a fait ses preuves, pour que toutes les collectivités de France puissent continuer à assumer leurs compétences, maintenir le lien social et redistribuer aux hommes et aux territoires les plus en difficulté, les fruits de la création de richesse collective.

Vous pouvez envoyer cet appel signé avec vos noms, mandats et communes à
l’UDESR 21- BP 12 431- 21 024 Dijon Cedex

ERHEL HYDRIS LIQUIDÉE : 48 SALARIÉS À LA RUE À DIJON !

Publié le 20/10/2009 à 12:32 par joelmekhantar
Les 48 salariés d'Erhel Hydris ont menacé de faire sauter leur usine hier. Ils ne sont plus payés depuis un mois et demi. Leur société en cessation de paiement depuis le 24 septembre doit être liquidée aujourd'hui par le Tribunal de commerce de Nanterre. Cette société qui fabrique des hayons élévateurs pour marchandises est l'illustration parfaite des conséquences de la rapacité du capitalisme financier. Cette entreprise qui employait 136 salariés en 2001 lorsqu'elle a été rachetée par le groupe Fimopart n'en compte plus que 48 aujourd'hui. La mauvaise gestion a fait le reste. Que faire désormais des salariés dont certains ont 20 ou 30 ans d'ancienneté ? La responsabilité des actionnaires doit être engagée. La revendication d'une prime de 30 000 euros par salarié n'est pas abusive quand les actionnaires se sont "goinfrés" pendant des années. Il faudra bien prévoir dans la prochaine mandature régionale des moyens pour faire face à ce genre de situation qui hélas se développe. Il faut d'abord faire payer les actionnaires et prévoir des modalités de reprise y compris, lorsque cela est possible et souhaité, par les salariés eux-mêmes avec l'aide des pouvoirs publics. Ce chantier prioritaire est à inscrire dans les propositions citoyennes d'un programme régional centré sur le développement économique et la défense de l'emploi, notamment industriel. Le laisser faire a assez duré.

BOURGOGNE 2010 : PRIORITÉ AU DÉBAT AVEC LES CITOYENS

Publié le 18/10/2009 à 23:26 par joelmekhantar
Dans la perspective des élections régionales 2010 en Bourgogne, la gauche « de transformation sociale » pour certains, « gauche de la gauche » pour d'autres, dite aussi « gauche anticaplitaliste et écologique » s'est réunie ce samedi 17 octobre à Plombières les Dijon.

Pour l’ensemble de la Bourgogne y assistaient le Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Solidarités 21, Gauche Unitaire, Socialisme et République), ainsi que La FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Ecologique : Les Alternatifs , les CAUL, l’association des Communistes Unitaires, Alterekolo…), le NPA, le MRC, le Parti Ouvrier Indépendant et diverses associations.

Nous y avons assisté au titre de La "Bourgogne citoyenne", association sur laquelle nous travaillons depuis juillet 2009 et que nous avons officiellement créée en septembre 2009 avec des élus de gauche et des citoyens qui partagent le même souhait d'agir à gauche sur les valeurs de la République.

Si ces premiers échanges de Plombières ont été très intéressants — et il faut remercier le PG et la FASE de les avoir initiés — ils ont aussi montré toutes les limites de l'exercice.

Faut-il une liste de gauche dite « de transformation sociale » à côté de la liste conduite par le PS (avant même de savoir ce que propose la majorité sortante) et de celle que disent vouloir constituer les Verts ?

À Plombières, la réponse à cette question n'était pas évidente pour tous. Force est de constater que malgré ses imperfections, dans la mesure où il reste hégémonique à gauche, le PS ne laisse guère d'espace aux autres formations, excepté peut être à l'extrême gauche.

Existe-t-il un espace politique en 2010 pour une liste de gauche dite de « transformation sociale » sans que cette gauche se soit clairement unifiée ?

Tel est le pari du Front de Gauche. Ce pari n'a que moyennement réussi aux dernières élections européennes où le vote à gauche « non socialiste » a profité bien plus aux Verts qu'au Front de Gauche. De même, malgré la crise et une stratégie de présence dans les luttes sociales, le NPA n'a pas bénéficié d'un vote contestataire à l’extrême gauche.

La question de l'espace politique mérite donc sérieusement d'être posée et bien pesée avant d’engager une liste dans une opération que l’on peut raisonnablement chiffrer au minimum entre 40 et 50 000 euros pour la Bourgogne.

En 2004, la liste d’initiative citoyenne que j’avais conduite avait obtenu un peu plus de 17000 voix en Bourgogne elle avait finalement été soutenue par le MRC.

En 2009, la liste du Front de Gauche regroupant notamment le PC et le PG à obtenu un peu moins de 24 000 voix, le NPA en a obtenu environ 26 000 et LO environ 6500. À supposer que ces chiffres puissent s’ajouter dans l’hypothèse d’une liste commune, on est encore bien loin des 88000 voix du PS et des 63 000 voix des Verts. En face, l’UMP, le Nouveau Centre et la Gauche Moderne sont à 132 000 voix.

En 2004, la gauche dite de transformation sociale n'avait aucune expression politique autonome par rapport au PS. Le contexte était bien différent de celui des régionales de 2010: la droite tenait la région Bourgogne et l'électorat de gauche s'était encore mobilisé pour effacer le souvenir de l'échec de la présidentielle de 2002.

En 2004, il y avait donc une légitimité à vouloir peser à gauche dans un combat contre la droite d'autant qu'à l'époque la gauche (PS, PRG,PCF, Verts) que nous avions qualifiée de « gauche molle » était soit ralliée à l’Europe de Maastricht (sauf le PCF) et aux accords de Barcelonne (qui préparait la privatisation des services publics dont celle de La Poste !) soit avait fait l'impasse sur la cohérence politique dans le but d'avoir des élus. Cette stratégie s'est avérée payante. Le PCF a ainsi obtenu 6 élus (le même nombre que les Verts) à la Région Bourgogne.

En 2010, les régionales s'inscrivent dans un contexte où la gauche tient 20 régions sur 22. Les listes de gauche sortantes sont donc parfaitement légitimes à vouloir présenter leur bilan et leur projet. En bonne logique, dès lors qu'ils étaient associés dans la même majorité, PS, PCF, PRG et Verts seraient donc fondés à s'associer de nouveau pour défendre leur politique régionale. Que les autres forces à gauche, qui n'étaient pas dans la majorité, contestent une politique dont ils n'étaient pas partie se justifie également.

Cependant, à ce stade des discussions au sein de cette gauche de transformation sociale, il est permis d'avoir quelques doutes sur la faisabilité de la démarche pour au moins quatre raisons :

1° Certaines des organisations rejettent l'idée de République ou d'une refondation républicaine de la gauche. La République serait de droite. Ce point de vue est largement présent au NPA. Il faut noter que le NPA (lorsqu'il s'appelait encore LCR) avait fait, associé avec Lutte Ouvrière, 26 000 voix aux élections régionales de 2004.

2° Faire une liste réunissant l'ensemble des forces de gauche à la gauche du PS, à supposer qu'un accord programmatique entre ces différents groupes ou partis soit trouvé, imposerait de savoir qui conduirait une telle liste et surtout qui la financerait. On n'imagine pas une seule seconde que, sauf accord national entre toutes ces formations, le PCF mettra le moindre centime dans une liste qu'il ne conduirait pas. Cette remarque vaut également pour le NPA et la plupart des autres partis présents à Plombières.

3° Réussir à monter une liste alors que les calendriers des partis ne les conduiront pas à arrêter leur stratégie définitive avant fin novembre pour le PCF et courant décembre pour d'autres hypothèque sérieusement les chances de réussite de la démarche.

4° Si une telle liste parvenait à se constituer au premier tour, quelle serait la stratégie de deuxième tour (excepté l'hypothèse où la droite unie serait majoritaire dès le premier tour : hypothèse qui n'est pas totalement à exclure) ? Faudrait-il se maintenir ? (hypothèse assez fantaisiste car il faudrait faire plus de 10% au premier !). Faudrait-il fusionner et dans quelles conditions ? (En n’oubliant jamais que pour fusionner il faut être au moins deux !)

Cela fait beaucoup de questions qui, aujourd'hui, n'ont pas le moindre commencement de réponse. Raison de plus pour continuer à débattre à gauche, y compris avec la majorité régionale actuelle, sans sacrifier à la mobilisation citoyenne pour être prêt dans tous les cas de figure.

En effet, les dernières consultations démontrent un fait évident : l'incapacité des forces de la gauche à mobiliser l’électorat de gauche. La victoire de la droite est une victoire par défaut. L’abstention souligne aussi une certaine forme de rejet des partis politiques auxquels nos concitoyens ne croient plus. Ce rejet concerne tant les partis de la majorité présidentielle que ceux de l'opposition. Il est donc prioritaire de travailler d'abord avec les citoyens eux-mêmes avant de débattre avec des appareils dans lesquels nos concitoyens ne se reconnaissent plus vraiment.

ET LE GAGNANT EST ... BARACK OBAMA !

Publié le 09/10/2009 à 14:32 par joelmekhantar
Moins d'un an après avoir gagné l'élection présidentielle américaine, Barack Obama est récompensé par le Prix Nobel de la paix 2009. Selon le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland "En tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale". On se souvient qu'en 1991, alors que les accords de Minsk Alma Ata mettait fin à l'ex URSS, il fut politiquement impossible à un autre prix Nobel de la paix célèbre, Mikhaïl Gorbatchev, de revenir sur l'éclatement de l'Empire soviétique. Gageons que l'obtention du Nobel de la paix par leur Président créera aussi des obligations nouvelles pour les Etats-Unis d'Amérique. Les Etats Unis doivent s'efforcer de tout mettre en œuvre pour mettre fin au conflit qui oppose Israël et les Palestiniens, en favorisant enfin la création d'un Etat Palestinien. Il leur faudra aussi œuvrer pour sortir des années Bush en permettant leur retrait des bourbiers d'Irak et d'Afghanistan. La France qui s'est partiellement laissée entraînée dans ces aventures devrait rappeler à son puissant allié américain ses obligations nouvelles.

VOTATION CITOYENNE SUR LA POSTE : RÉSULTATS DIJON

Publié le 03/10/2009 à 20:38 par joelmekhantar
VOTATION CITOYENNE SUR LE PROJET DE CHANGEMENT DE STATUT DE LA POSTE :

Nous avons tenu ce samedi après-midi le bureau de votation citoyenne sur La Poste à DIJON (Bureau en Mairie au Logis du Roy). Beaucoup de votants sont venus très motivés pour participer à cette expérience tout à fait novatrice de la prise sinon de décision du moins de conscience citoyenne.

Pour la Côte d'Or, une commission de récolement se tiendra ce dimanche à 16 H à la Bourse du travail à DIJON. Elle centralisera l'ensemble des résultats qui seront ensuite envoyés à PARIS. Il y avait plusieurs points de vote en Côte d'Or et notamment sur DIJON où le vote a également été organisé de façon numérique par Internet sur le site de la ville de DIJON.

S'agissant du seul bureau de votation citoyenne qui s'est tenu au passage du Logis du Roy au Palais des Ducs à DIJON (donc sur un seul bureau),le résultat du vote est le suivant :

Votants = 1 348

OUI (en faveur du projet de changement de statut de La Poste) = 52 (3,92%)
NON (contre le projet de changement de statut de La Poste) = 1 275 (96,08%)
Blancs ou Nuls = 21


WWW.BOURGOGNECITOYENNE.COM C'EST POUR BIENTÔT !

Publié le 30/09/2009 à 23:00 par joelmekhantar
LA DATE DE MISE EN LIGNE DU SITE POUR LE 1ER OCTOBRE NE SERA PAS TENUE ! EN EFFET IL FAUT ENCORE PATIENTER QUELQUES JOURS POUR LES TOUS DERNIERS AJUSTEMENTS MAIS C'EST PROMIS : LE SITE DE BOURGOGNE CITOYENNE SERA BIEN ACCESSIBLE PROCHAINEMENT SUR : HTTP://WWW.BOURGOGNECITOYENNE.COM

On trouvera également des informations sur le blog de la Bourgogne Citoyenne sur ce lien :http://labourgognecitoyenne.centerblog.net/