Publié le 29/10/2009 à 07:44 par joelmekhantar
MEETING UNITAIRE, 3 NOVEMBRE 2009 : Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail*
OBJET : A l'appel de P. Laurent A. Laguiller, J. Fraysse, JC Cambadélis, B. Hamon, M-N. Lienemann, N. Mamère, M. Billard, JL Mélenchon, O. Besancenot, N. Arthaud, Annick Coupé, Eric Beynel, W. Pelletier, G. Filoche... nous vous invitons au _*MEETING UNITAIRE qui se déroulera le 3 novembre, Bourse du Travail, à 18h30, Salle Grande Croizat, 3 rue du Château d'Eau, Métro : République.*_
*La pétition est signable en ligne à l’adresse :
http://www.non-taxation-at.net
L'ensemble des signataires ci-dessous de l'appel lancé par la Fondation Copernic "Contre la mesure visant à taxer les indemnités des accidentés du travail", vous invitent au MEETING COMMUN, qui entend contrarier cette mesure particulièrement injuste.
Il se déroulera le mardi 3 novembre, 18h30, à la Bourse du Travail, salle Grande Croizat, 3 rue du Château d'Eau, métro : République.
Parmi les intervenants : Benoît Hamon (porte parole national du PS), Pierre Laurent (coordinateur général du PCF), Nathalie Arthaud (porte parole de Lutte Ouvrière), Eric Beynel (porte parole national de Solidaires), Martine Billard (députée écologiste), Sandra Demarcq (executif du NPA), Claude Debons (secrétaire national du Parti de Gauche) Gérard Filoche (Inspecteur du Travail, CN PS), Willy Pelletier (coordinateur général de la Fondation Copernic)
Le vote sur cette disposition législative interviendra le 13 ou le 15 novembre. Le gouvernement vient d'affirmer qu'il s'agissait d'un texte "de justice sociale" ! Il est donc fondamental de ne pas laisser cette mesure obscène annoncée et assumée par le groupe UMP et nombre de ministres, sans résistance large. C'est d'ailleurs pourquoi, se retrouveront là, lors du meeting du 3 novembre, toutes les organisations de gauche.
*Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail*
Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n'était qu'une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D'autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécom, ne sont pas reconnus légalement comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d'autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vie que l'organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.
Premiers signataires :
Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS)
Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol)
Olivier Besancenot (NPA)
Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS)
Eric Beynel (porte-parole solidaire)
Michel Bianco (Collectif le travail tue…)
Martine Billard (députée écologiste)
Jean-Jacques Boislaroussie (Alt)
Luc Boltanski (sociologue EHESS)
Gilles Caron (F.O. Banques)
Leila Chaibi (exécutif NPA)
Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS)
Annick Coupé (Solidaires)
Claude Debons (secr nat PG)
Sandra Demarcq (executif NPA)
Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail)
Jacqueline Fraysse (députée PCF 92)
Laurent Garrouste (juriste du travail)
Razzy Hamadi (Secr Nat du PS)
Benoit Hamon (Porte-parole du PS).
Charles Hoareau (CGT Marseille)
Michel Husson (économiste)
Régis Juanico (député PS, Loire, Trésorier national du PS)
Bernard Lacroix (professeur de science politique, membre de l'Institut Universitaire de France)
Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)
Pierre Laurent (coordinateur national du PCF)
Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, membre de l'Institut Universitaire de France)
Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu)
Marie-Noelle Lienemann (ancien ministre du logement, députée européen)
Noël Mamère (Député Les Verts)
Philippe Marliére (Universitaire)
Caroline Mécary (Fondation Copernic)
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche)
Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale)
Roland Muzeau (député PCF)
Corinne Nativel (politologue et angliciste, Snesup)
Willy Pelletier (Fondation Copernic)
Christian Picquet (Gauche unitaire)
Jean-Baptiste Prévost (président de l'Unef)
Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII)
Jean-Claude Sandrier (député PCF)
Bob Siné (Siné Hebdo)
Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm)
Alain Vidalies (député PS)
Publié le 25/10/2009 à 22:46 par joelmekhantar
Le PCF vient de décider de ne pas décider en se prononçant pour des listes autonomes du PS avec le Front de gauche au premier tour des élections régionales 2010 mais en laissant la porte ouverte localement à des accords dès le 1er tour avec le PS. Evidemment avec 185 conseillers régionaux actuellement en France, cela incite à la réflexion stratégique à géométrie variable. Bonjour l'ambiance en Bourgogne !
Plus généralement, bonjour l'ambiance aussi sur le positionnement idéologique en vue du second tour. Car au second tour une liste du Front de gauche (PCF-PG...) ne pourra fusionner avec le PS qu'à deux conditions :
- 1° faire plus de 5% condition nécessaire mais non suffisante
- 2° accepter une fusion où le PS sera totalement maître du jeu.
Pour parler plus clairement, cela signifie qu'à plus de 5% (seuil pour pouvoir fusionner) mais à moins de 10% (seuil pour pouvoir se maintenir au second tour), le PCF dans le Front de Gauche sera obligé, d'accepter les conditions du PS : il ne maîtrisera pas les fusions avec le Modem sauf à décider de ne plus avoir d'élus ! S'il veut conserver des élus, il sera donc nécessairement contraint de mettre un peu d'orange dans son rouge ! Tout cela montre qu'il n'y a rien de pire qu'un accord de deuxième tour qui, sous couvert d'un apparent courage idéologique cache, en réalité, une soumission sans condition aux alliances dont le Parti socialiste aura l'entière maîtrise.
Les verts, on le sait, iront au 1er tour de façon autonome du PS. Leur pari est de passer la barre des 10% pour imposer leurs conditions dans d'éventuels accords de second tour. Leurs résultats aux dernières élections européennes en Bourgogne (et un éventuel mais peu probable accord avec le MEI) peuvent leur permettre d'avoir cette ambition.
Quand au NPA on sent bien que son refus de vouloir gérer les régions avec le PS le conduira à adopter également une stratégie autonome de premier tour avant d'appeler à battre la droite, ce qui revient à voter à gauche au second.
On peut donc ce soir penser qu'il y aura à gauche en Bourgogne au moins :
- une liste sortante PS (avec sans doute des militants PCF non ralliés au Front de Gauche si le PCF se prononce pour le Front de gauche),
- une liste Front de gauche (PCF-PG-courant Piquet de l'ex LCR),
- une liste verte écologiste (avec ou sans le MEI).
Des rumeurs d'une liste PRG ont également circulé dans la presse nivernaise. Cela nous semble plus relever de l'intoxication et des gesticulations en vue de la formation des listes que de la réalité. En définitive, nous risquons fort d'assister à une atomisation de ce que nous avions appelé en 2004 "la gauche molle" à côté de laquelle s'ajoutera une liste d'extrême gauche NPA (comme il existait une liste LCR-LO en 2004)
Dans ce contexte, toutes celles et ceux qui se sont sentis proches des valeurs de la République telles qu’elles ont été défendues par le MDC (Mouvement des Citoyens) depuis le début des années 90 (et notamment par Roland Carraz dans notre région) ne s'y retrouveront pas. Pour défendre ces valeurs, aux élections régionales de 2004, nous avions constitué la liste : « La Nouvelle Bourgogne : À gauche pour faire gagner la République – Liste d’initiative citoyenne soutenue par le MRC de Jean-Pierre Chevènement ». Notre liste avait obtenu 17 213 voix soit 2,58% des suffrages exprimés.
Dans cette phase critique, nous persistons plus que jamais à croire qu'il n'y aura pas de vraie refondation de la gauche en tournant le dos à la République.
Publié le 23/10/2009 à 18:43 par joelmekhantar
Appel à la mobilisation des citoyens et des élus de la France
LA DEMOCRATIE, LES TERRITOIRES ET LES SERVICES PUBLICS EN DANGER
Grâce à la décentralisation, les collectivités territoriales ont démontré leur efficacité pour apporter des réponses de proximité aux besoins des Français.
Aujourd’hui, deux projets du gouvernement, un traitant de l’organisation territoriale, l’autre de la fiscalité locale, s’attaquent aux communes, intercommunalités, départements et régions de France. Ils menacent la démocratie locale et les services publics. Ils mettent à mal l’autonomie fiscale et financière des collectivités locales, et donc leur liberté.
Avec ces projets, c’est demain :
- moins de constructions d’écoles, de collèges et de lycées pour nos enfants ;
- moins de transports scolaires, de trains régionaux ;
- moins d’accueil pour la petite enfance, pour les personnes âgées ;
- moins de soutiens aux projets associatifs, à la culture, aux sports …
parce que moins de moyens financiers pour les collectivités.
Qui peut croire que l’urgence est de détruire les services publics de proximité.
L’urgence est ailleurs : l’Etat doit assumer ses propres responsabilités, celles de l’emploi, de la sécurité, de la santé, de la justice, de l’éducation…
Les deux projets du gouvernement remettent en cause notre conception de la France, de la démocratie, de la solidarité.
La République n’est pas qu’un héritage. La République est aussi une promesse qu’il faut faire vivre : en approfondissant notre démocratie et non en restreignant les libertés, en confortant la décentralisation et non en lui faisant un procès infondé.
Les collectivités locales, véritable force économique, démocratique et sociale pour notre pays financent les trois quarts de l’investissement public. La crise actuelle démontre leur rôle majeur.
Les élus Socialistes et Républicains, lancent cet appel afin que les citoyens Français et les élus de la République se mobilisent pour préserver ce qui a fait ses preuves, pour que toutes les collectivités de France puissent continuer à assumer leurs compétences, maintenir le lien social et redistribuer aux hommes et aux territoires les plus en difficulté, les fruits de la création de richesse collective.
Vous pouvez envoyer cet appel signé avec vos noms, mandats et communes à
l’UDESR 21- BP 12 431- 21 024 Dijon Cedex
Publié le 20/10/2009 à 12:32 par joelmekhantar
Les 48 salariés d'Erhel Hydris ont menacé de faire sauter leur usine hier. Ils ne sont plus payés depuis un mois et demi. Leur société en cessation de paiement depuis le 24 septembre doit être liquidée aujourd'hui par le Tribunal de commerce de Nanterre. Cette société qui fabrique des hayons élévateurs pour marchandises est l'illustration parfaite des conséquences de la rapacité du capitalisme financier. Cette entreprise qui employait 136 salariés en 2001 lorsqu'elle a été rachetée par le groupe Fimopart n'en compte plus que 48 aujourd'hui. La mauvaise gestion a fait le reste. Que faire désormais des salariés dont certains ont 20 ou 30 ans d'ancienneté ? La responsabilité des actionnaires doit être engagée. La revendication d'une prime de 30 000 euros par salarié n'est pas abusive quand les actionnaires se sont "goinfrés" pendant des années. Il faudra bien prévoir dans la prochaine mandature régionale des moyens pour faire face à ce genre de situation qui hélas se développe. Il faut d'abord faire payer les actionnaires et prévoir des modalités de reprise y compris, lorsque cela est possible et souhaité, par les salariés eux-mêmes avec l'aide des pouvoirs publics. Ce chantier prioritaire est à inscrire dans les propositions citoyennes d'un programme régional centré sur le développement économique et la défense de l'emploi, notamment industriel. Le laisser faire a assez duré.
Publié le 18/10/2009 à 23:26 par joelmekhantar
Dans la perspective des élections régionales 2010 en Bourgogne, la gauche « de transformation sociale » pour certains, « gauche de la gauche » pour d'autres, dite aussi « gauche anticaplitaliste et écologique » s'est réunie ce samedi 17 octobre à Plombières les Dijon.
Pour l’ensemble de la Bourgogne y assistaient le Front de gauche (PCF, Parti de gauche, Solidarités 21, Gauche Unitaire, Socialisme et République), ainsi que La FASE (Fédération pour une alternative Sociale et Ecologique : Les Alternatifs , les CAUL, l’association des Communistes Unitaires, Alterekolo…), le NPA, le MRC, le Parti Ouvrier Indépendant et diverses associations.
Nous y avons assisté au titre de La "Bourgogne citoyenne", association sur laquelle nous travaillons depuis juillet 2009 et que nous avons officiellement créée en septembre 2009 avec des élus de gauche et des citoyens qui partagent le même souhait d'agir à gauche sur les valeurs de la République.
Si ces premiers échanges de Plombières ont été très intéressants — et il faut remercier le PG et la FASE de les avoir initiés — ils ont aussi montré toutes les limites de l'exercice.
Faut-il une liste de gauche dite « de transformation sociale » à côté de la liste conduite par le PS (avant même de savoir ce que propose la majorité sortante) et de celle que disent vouloir constituer les Verts ?
À Plombières, la réponse à cette question n'était pas évidente pour tous. Force est de constater que malgré ses imperfections, dans la mesure où il reste hégémonique à gauche, le PS ne laisse guère d'espace aux autres formations, excepté peut être à l'extrême gauche.
Existe-t-il un espace politique en 2010 pour une liste de gauche dite de « transformation sociale » sans que cette gauche se soit clairement unifiée ?
Tel est le pari du Front de Gauche. Ce pari n'a que moyennement réussi aux dernières élections européennes où le vote à gauche « non socialiste » a profité bien plus aux Verts qu'au Front de Gauche. De même, malgré la crise et une stratégie de présence dans les luttes sociales, le NPA n'a pas bénéficié d'un vote contestataire à l’extrême gauche.
La question de l'espace politique mérite donc sérieusement d'être posée et bien pesée avant d’engager une liste dans une opération que l’on peut raisonnablement chiffrer au minimum entre 40 et 50 000 euros pour la Bourgogne.
En 2004, la liste d’initiative citoyenne que j’avais conduite avait obtenu un peu plus de 17000 voix en Bourgogne elle avait finalement été soutenue par le MRC.
En 2009, la liste du Front de Gauche regroupant notamment le PC et le PG à obtenu un peu moins de 24 000 voix, le NPA en a obtenu environ 26 000 et LO environ 6500. À supposer que ces chiffres puissent s’ajouter dans l’hypothèse d’une liste commune, on est encore bien loin des 88000 voix du PS et des 63 000 voix des Verts. En face, l’UMP, le Nouveau Centre et la Gauche Moderne sont à 132 000 voix.
En 2004, la gauche dite de transformation sociale n'avait aucune expression politique autonome par rapport au PS. Le contexte était bien différent de celui des régionales de 2010: la droite tenait la région Bourgogne et l'électorat de gauche s'était encore mobilisé pour effacer le souvenir de l'échec de la présidentielle de 2002.
En 2004, il y avait donc une légitimité à vouloir peser à gauche dans un combat contre la droite d'autant qu'à l'époque la gauche (PS, PRG,PCF, Verts) que nous avions qualifiée de « gauche molle » était soit ralliée à l’Europe de Maastricht (sauf le PCF) et aux accords de Barcelonne (qui préparait la privatisation des services publics dont celle de La Poste !) soit avait fait l'impasse sur la cohérence politique dans le but d'avoir des élus. Cette stratégie s'est avérée payante. Le PCF a ainsi obtenu 6 élus (le même nombre que les Verts) à la Région Bourgogne.
En 2010, les régionales s'inscrivent dans un contexte où la gauche tient 20 régions sur 22. Les listes de gauche sortantes sont donc parfaitement légitimes à vouloir présenter leur bilan et leur projet. En bonne logique, dès lors qu'ils étaient associés dans la même majorité, PS, PCF, PRG et Verts seraient donc fondés à s'associer de nouveau pour défendre leur politique régionale. Que les autres forces à gauche, qui n'étaient pas dans la majorité, contestent une politique dont ils n'étaient pas partie se justifie également.
Cependant, à ce stade des discussions au sein de cette gauche de transformation sociale, il est permis d'avoir quelques doutes sur la faisabilité de la démarche pour au moins quatre raisons :
1° Certaines des organisations rejettent l'idée de République ou d'une refondation républicaine de la gauche. La République serait de droite. Ce point de vue est largement présent au NPA. Il faut noter que le NPA (lorsqu'il s'appelait encore LCR) avait fait, associé avec Lutte Ouvrière, 26 000 voix aux élections régionales de 2004.
2° Faire une liste réunissant l'ensemble des forces de gauche à la gauche du PS, à supposer qu'un accord programmatique entre ces différents groupes ou partis soit trouvé, imposerait de savoir qui conduirait une telle liste et surtout qui la financerait. On n'imagine pas une seule seconde que, sauf accord national entre toutes ces formations, le PCF mettra le moindre centime dans une liste qu'il ne conduirait pas. Cette remarque vaut également pour le NPA et la plupart des autres partis présents à Plombières.
3° Réussir à monter une liste alors que les calendriers des partis ne les conduiront pas à arrêter leur stratégie définitive avant fin novembre pour le PCF et courant décembre pour d'autres hypothèque sérieusement les chances de réussite de la démarche.
4° Si une telle liste parvenait à se constituer au premier tour, quelle serait la stratégie de deuxième tour (excepté l'hypothèse où la droite unie serait majoritaire dès le premier tour : hypothèse qui n'est pas totalement à exclure) ? Faudrait-il se maintenir ? (hypothèse assez fantaisiste car il faudrait faire plus de 10% au premier !). Faudrait-il fusionner et dans quelles conditions ? (En n’oubliant jamais que pour fusionner il faut être au moins deux !)
Cela fait beaucoup de questions qui, aujourd'hui, n'ont pas le moindre commencement de réponse. Raison de plus pour continuer à débattre à gauche, y compris avec la majorité régionale actuelle, sans sacrifier à la mobilisation citoyenne pour être prêt dans tous les cas de figure.
En effet, les dernières consultations démontrent un fait évident : l'incapacité des forces de la gauche à mobiliser l’électorat de gauche. La victoire de la droite est une victoire par défaut. L’abstention souligne aussi une certaine forme de rejet des partis politiques auxquels nos concitoyens ne croient plus. Ce rejet concerne tant les partis de la majorité présidentielle que ceux de l'opposition. Il est donc prioritaire de travailler d'abord avec les citoyens eux-mêmes avant de débattre avec des appareils dans lesquels nos concitoyens ne se reconnaissent plus vraiment.
Publié le 09/10/2009 à 14:32 par joelmekhantar
Moins d'un an après avoir gagné l'élection présidentielle américaine, Barack Obama est récompensé par le Prix Nobel de la paix 2009. Selon le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland "En tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale". On se souvient qu'en 1991, alors que les accords de Minsk Alma Ata mettait fin à l'ex URSS, il fut politiquement impossible à un autre prix Nobel de la paix célèbre, Mikhaïl Gorbatchev, de revenir sur l'éclatement de l'Empire soviétique. Gageons que l'obtention du Nobel de la paix par leur Président créera aussi des obligations nouvelles pour les Etats-Unis d'Amérique. Les Etats Unis doivent s'efforcer de tout mettre en œuvre pour mettre fin au conflit qui oppose Israël et les Palestiniens, en favorisant enfin la création d'un Etat Palestinien. Il leur faudra aussi œuvrer pour sortir des années Bush en permettant leur retrait des bourbiers d'Irak et d'Afghanistan. La France qui s'est partiellement laissée entraînée dans ces aventures devrait rappeler à son puissant allié américain ses obligations nouvelles.
Publié le 03/10/2009 à 20:38 par joelmekhantar
VOTATION CITOYENNE SUR LE PROJET DE CHANGEMENT DE STATUT DE LA POSTE :
Nous avons tenu ce samedi après-midi le bureau de votation citoyenne sur La Poste à DIJON (Bureau en Mairie au Logis du Roy). Beaucoup de votants sont venus très motivés pour participer à cette expérience tout à fait novatrice de la prise sinon de décision du moins de conscience citoyenne.
Pour la Côte d'Or, une commission de récolement se tiendra ce dimanche à 16 H à la Bourse du travail à DIJON. Elle centralisera l'ensemble des résultats qui seront ensuite envoyés à PARIS. Il y avait plusieurs points de vote en Côte d'Or et notamment sur DIJON où le vote a également été organisé de façon numérique par Internet sur le site de la ville de DIJON.
S'agissant du seul bureau de votation citoyenne qui s'est tenu au passage du Logis du Roy au Palais des Ducs à DIJON (donc sur un seul bureau),le résultat du vote est le suivant :
Votants = 1 348
OUI (en faveur du projet de changement de statut de La Poste) = 52 (3,92%)
NON (contre le projet de changement de statut de La Poste) = 1 275 (96,08%)
Blancs ou Nuls = 21
Publié le 30/09/2009 à 23:00 par joelmekhantar
LA DATE DE MISE EN LIGNE DU SITE POUR LE 1ER OCTOBRE NE SERA PAS TENUE ! EN EFFET IL FAUT ENCORE PATIENTER QUELQUES JOURS POUR LES TOUS DERNIERS AJUSTEMENTS MAIS C'EST PROMIS : LE SITE DE BOURGOGNE CITOYENNE SERA BIEN ACCESSIBLE PROCHAINEMENT SUR : HTTP://WWW.BOURGOGNECITOYENNE.COM
On trouvera également des informations sur le blog de la Bourgogne Citoyenne sur ce lien :
http://labourgognecitoyenne.centerblog.net/
Publié le 29/09/2009 à 01:18 par joelmekhantar
Le Conseil municipal du 29 septembre a adopté le vœu suivant :
Vœu des élus municipaux de Dijon membres des groupes Socialiste, Radical de gauche, Citoyen et Apparentés - Communiste et Républicain - Verts et ouverts - Dijon MoDem
Le changement de statut de « La Poste » d’établissement public en société anonyme ouvre la voie à sa privatisation et fait peser de lourdes menaces sur le devenir de ce service public. Le service public postal remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Elles dépassent le cadre universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale territoriale dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.
D’ores et déjà, en France, 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont été transformés en « partenariats » et plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés depuis 2002, au détriment de la qualité d’accueil des usagers, du service de distribution de courrier et des conditions de travail des salarié/es. En Europe, les privatisations postales ont engendré la baisse de qualité de service, une augmentation des tarifs et de nombreuses destructions d’emplois.Le gouvernement et la direction de La Poste invoquent une directive européenne pour justifier leur projet.
Cet argument est faux. En aucun cas l’Union européenne n’impose de modifier le statut de l’opérateur ni sa privatisation. Du point de vue financier, La Poste dispose d’autres moyens que l’ouverture du capital et la privatisation pour faire face à ses besoins de financement. Nous, élu/es (...) estimons que rien ne justifie ce changement de statut. Le service public postal doit être maintenu, modernisé et rénové afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.
Nous avons soutenu la journée de grève et de manifestations des postières et postiers qui a eu lieu le mardi 22 septembre 2009, à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de La Poste.
Nous affirmons que le devenir de La Poste est l’affaire de chaque citoyen/ne. Face à l’obstination du Président Sarkozy et du gouvernement à refuser l’organisation d’une consultation nationale sur un sujet aussi important, nous sommes partie prenante de la mobilisation engagée par le Comité national contre la privatisation de La Poste. Une campagne de votation citoyenne aura lieu à Dijon du 29 septembre au 03 octobre prochain.
Nous invitons l’ensemble de la population à venir s’exprimer lors de cette consultation populaire qui se tiendra à la Mairie de Dijon, une urne numérique sera accessible sur le site internet de la Ville, et appelons nos parlementaires à peser de tout leur poids lors du prochain débat parlementaire pour faire barrage au projet gouvernemental.
Laurent GRANDGUILLAUME
Président du groupe Socialiste,Radical de gauche, Citoyen et Apparentés
Philippe DELVALEE
Président du groupe Verts et ouverts
François DESEILLE
Président du groupe Dijon MoDem
André GERVAIS
Président du groupe Communiste et Républicain
Par une intervention de Mme JUBAN, l'opposition a expliqué en substance que l'opposition ne prenait pas part au vote en justifiant ce changement de statut de La Poste par la nécessité d'ouvrir le capital pour s'adapter à la modernisation qui avait lieu partout en Europe et en précisant que cette question serait discutée au Parlement avec le souci de maintenir le capital public et le statut des personnels.
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Il est important d'apporter son soutien à la défense du service public de La Poste mais en ayant la mémoire de Lisbonne et des directives de 2002.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/Joël+MEKHANTAR/video/xamwxh_joel-mekhantar-quel-avenir-pour-la_news
A Dijon la participation à la votation citoyenne sera possible en ligne par urne numérique sur le site internet de la Mairie. Elle sera aussi possible de façon plus classique par le vote sur place. Un bureau de vote va être installé à l'Hotel de Ville, passage du Roi du mardi 29/09 au samedi 03/10 de 9h à 18h. J'assurerai personnellement une permanence le samedi 3 octobre de 14 H à 16 H.
Publié le 23/09/2009 à 17:18 par joelmekhantar
IRINA BOKOVA
crédit photo © UNESCO/M.Ravassard
Les 58 membres du Conseil exécutif de l’UNESCO ont désigné la Bulgare Irina Bokova, ambassadrice de Bulgarie en France comme candidate au poste de Directeur général de l’Organisation. Cette nomination sera soumise le 15 octobre prochain à la Conférence générale qui réunit les représentants des 193 Etats membres de l’Organisation. Cette élection disputée a nécessité cinq tours de scrutin. Neuf candidats ont été auditionnés pour ce poste le 15 septembre par le Conseil exécutif de l'UNESCO : Ina Marčiulionytė (Lituanie) ; Mohammed Bedjaoui (Algérie) ; Irina Gueorguieva Bokova (Bulgarie) ; Farouk Hosny (Egypte) ; Sospeter Mwijarubi Muhongo (République-Unie de Tanzanie) ; Alexander Vladimirovich Yakovenko (Fédération de Russie) ; Ivonne Juez de A. Baki (Equateur) ; Benita Ferrero-Waldner (Autriche) ; Nouréini Tidjani-Serpos (Bénin).
sources :
http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=46472&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html